
Kent Hughes et le cas de Patrik Laine: voici les huit options (dont une impossible) pour régler le problème
Le Journal de Montréal
Prononcer le nom de Patrik Laine dans l’entourage du Canadien, c’est un peu comme prononcer celui de Voldemort. On sait qu’il existe, mais on se dit qu’en évitant d’y faire allusion, on ne le verra possiblement pas apparaître.
Sauf que la LNH, ce n’est pas une fable à la Harry Potter. À l’écart du jeu depuis la mi-octobre pour subir une opération à l’abdomen, le Finlandais est de retour à l’entraînement avec ses coéquipiers depuis une semaine. Puisqu’il se retrouve toujours sans trio régulier, il ne semble pas dans les plans de Martin St-Louis à court terme.
«Je vais traverser le pont quand je serai arrivé à la rivière», a lancé l’entraîneur-chef du Canadien, jeudi matin, à propos de la façon dont Laine pourrait réintégrer l’équipe.
Toutefois, tôt ou tard, le nom de Laine devra être réactivé. À ce moment, le Tricolore se retrouvera avec 24 joueurs sur sa formation. La limite permise étant de 23, Kent Hughes devra trouver une façon de s’y conformer.
Voici quelques options (dont une impossible) qui s’offrent à lui pour régler le dossier de cette patate chaude.
Ce serait la solution la plus simple, mais les rachats de contrats ne sont possibles qu’à la fin du mois de juin. Et rendu là, l’entente de quatre saisons signée par Laine en juillet 2022 sera sur le point d’arriver à échéance. Donc, on oublie ça.
Kent Hughes et le clan de Laine pourraient en venir à la conclusion qu’il serait mieux pour les deux parties de mettre un terme au contrat en vigueur. C’est ce que les Blues et Alexandre Texier ont fait au cours de l’automne. Ce serait logique dans l’œil de la direction du Tricolore, mais moins du côté de l’attaquant, qui devrait alors tourner le dos à un peu moins de la moitié des 8,7 M$ qu’il doit toucher cette saison.
Ça pourrait se faire, mais il faudrait probablement que le directeur général du Canadien débourse un choix au repêchage pour convaincre un homologue de lui sortir cette écharde du pied. Comme il l’avait lui-même exigé pour aider les Flames à se débarrasser de Sean Monahan. De plus, Laine possède une clause de non-échange sur laquelle apparaît une liste de 10 équipes. Ça limite les possibilités.
Puisque Laine revient d’une blessure qui, jusqu’ici, lui a fait rater trois mois d’activités, c’est une option valide aux yeux de la convention collective. À condition que l’attaquant donne son accord. On l’a vu, plus tôt cette saison, avec Samuel Montembeault. Toutefois, même si cette avenue permettait à Hughes d’acheter 14 jours, le nom du Finlandais demeurerait actif. Donc, le problème resterait entier. Cependant, une obscure clause de la convention (le séjour de conditionnement prévu pour les blessés à long terme) permet à une équipe de soustraire un joueur à sa formation pour un séjour d’un maximum de trois matchs ou six jours.













