
Un aller-retour de 10 heures pour revivre la rivalité entre le Canadien et les Nordiques
Le Journal de Montréal
Il était aux alentours de 10h, jeudi matin, quand une quinzaine de partisans ont quitté Chicoutimi pour se rendre au match opposant le Canadien à l’Avalanche du Colorado, en soirée, à Montréal. Une dizaine d’heures sur la route en minibus, pour compléter l’aller-retour, en provenance du Saguenay.
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«Ça fait plus de 20 ans qu’on fait des voyages sportifs et jamais auparavant, on avait planifié un match sur semaine comme ça, a indiqué l’organisateur Martin Bouchard. Le pire, c’est qu’on a tout vendu avant même de savoir que l’Avalanche allait jouer dans les couleurs des Nordiques.»
Depuis l’annonce reliée au port de l’uniforme fleurdelisé, au début du mois de décembre, l’excitation était encore plus palpable au sein du groupe.
«C’est un voyage un peu particulier, vient ainsi témoigner Sylvain Girard qui, pour cette visite au Centre Bell, agit comme personne-ressource pour les Voyages Martin Bouchard. À mon âge, j’ai connu la rivalité entre le Canadien et les Nordiques. Ça vient réveiller une petite passion qui dormait.»
Âgé de 54 ans et originaire de Chicoutimi, M. Girard en vient naturellement à rappeler la bataille du Vendredi saint, en avril 1984, puis le fameux but refusé à Alain Côté durant les séries éliminatoires de 1987. Or, il n’était alors qu’au début de l’adolescence.
«Je me souviens surtout que Dale Hunter n’avait jamais peur d’aller dans les coins», a-t-il encore noté, précisant aussitôt qu’il a personnellement toujours été un partisan du Canadien, ayant été guidé dans cette direction par son père et son grand-père.
Parmi les nostalgiques des Nordiques récemment convertis, le grand organisateur Martin Bouchard regrettait un peu de ne pouvoir être de la partie, jeudi soir à Montréal, en raison d’un conflit d’horaire.
«L’engouement autour du Canadien, c’est incontournable, a décrit l’homme de 53 ans, qui réside aussi à Chicoutimi. Depuis quelques années, je suis le Canadien, mais si jamais les Nordiques reviennent un jour, la décision sera facile à prendre et j’encouragerai Québec. Malheureusement, je n’y crois pas tellement à un retour des Nordiques.»













