
Aînés pénalisés parce qu’ils travaillent: l’IEDM réclame des correctifs
Le Journal de Montréal
Des chercheurs tirent la sonnette d’alarme: Ottawa punit les aînés qui retournent travailler en rognant une part majeure de leur paye au pire moment de leur vie.
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«Un nombre croissant d’aînés travaillent pour joindre les deux bouts; le moins qu’Ottawa puisse faire, c’est de ne pas les pénaliser pour cela», dénonce Jason Dean, chercheur associé à l’Institut économique de Montréal (IEDM).
Dans l’ensemble du pays, plus de 600 000 aînés vivent sous le seuil de la pauvreté, rappelle l’organisation qui penche à droite.
Or, ce que dénonce l’IEDM, c’est qu’après ses premiers 5000 $ gagnés en travaillant, le Supplément de revenu garanti (SRG) baisse, ce qui fait mal à leur portefeuille.
«La réalité, c’est que pour chaque dollar gagné par les aînés à faible revenu qui travaillent, ils perdent jusqu’à 50 sous en prestations», note M. Dean.
«Ces personnes n’ont pas beaucoup d’économies, donc doivent travailler pour joindre les deux bouts», pointe-t-il.
L’IEDM estime que ce problème est bel et bien réel parce que les bénéficiaires du SRG ont bondi de 56% entre 2014 et 2022.













