
Distribution alimentaire: croulant sous 300 M$ de dettes, Colabor se place à l’abri de ses créanciers
Le Journal de Montréal
Colabor, un important distributeur alimentaire qui dessert notamment le réseau québécois de la santé, s’est placé à l’abri de ses créanciers, croulant sous 300 M$ de dettes.
• À lire aussi: Santé Québec en mode crise: des dizaines d’hôpitaux pourraient manquer d’aliments à cause de Colabor
• À lire aussi: Le Groupe Colabor se rapproche de la faillite
Les difficultés financières de l’entreprise de St-Bruno-de-Montarville découlent notamment de l’acquisition coûteuse d’Alimplus, de la renégociation défavorable d’un contrat gouvernemental dans l’Est du Québec, à la fin de 2024, d’une cyberattaque survenue l’été dernier et de «la faiblesse économique dans le secteur de la restauration», indique un rapport du cabinet comptable Raymond Chabot obtenu par Le Journal.
Colabor doit plus de 30 M$ à Investissement Québec (IQ), qui lui a consenti un prêt pour l’aider à mettre la main sur Alimplus, l’an dernier. IQ détient également 5,8% des actions de l’entreprise.
L’insolvabilité de Colabor n’a pas d’impact immédiat sur les milliers de restaurants, d’hôpitaux et d’autres clients approvisionnés par l’entreprise.
«Pour le moment, c’est business as usual», a indiqué au Journal Dominic Deslandes de Raymond Chabot.
«Il n’y a pas de restos qui ont à craindre de ne pas recevoir leurs commandes ces prochains jours», a renchéri Martin Vézina de l’Association Restauration Québec.
Rappelons qu’avant Noël, Santé Québec avait préparé un «plan de contingence» pour pallier une éventuelle rupture des services de Colabor.
