
Économie: les bons et les mauvais coups du gouvernement Legault
Le Journal de Montréal
Comme promis, le gouvernement Legault a porté l’aide aux entreprises à des niveaux records. Ces investissements ont toutefois mené à des pertes importantes pour les contribuables.
• À lire aussi: Aide aux entreprises: la piètre «moyenne au bâton» de Legault
• À lire aussi: Les pots cassés de Fitzgibbon pourraient nous coûter 2 milliards $
D’octobre 2018 à juin 2024, Québec a accordé 15 milliards $ en prêts, subventions et autres aides aux entreprises. Toutes proportions gardées, c’est 67% de plus que sous le précédent gouvernement de Philippe Couillard.
«On a pris une position très agressive pour attirer des investissements, des entreprises au Québec», a souligné François Legault mercredi, dans l’allocution annonçant sa démission.
Son gouvernement n’a pas hésité à octroyer des prêts de plusieurs dizaines de millions de dollars – voire de centaines de millions de dollars. Il a même accordé pour près de 2 G$ de prêts en partie «pardonnables» à 78 entreprises – surtout étrangères.
Les contribuables ont dû mettre la main à la poche: les pertes annuelles moyennes liées à l’aide aux entreprises sont passées de 400 M$ sous le gouvernement Couillard à plus de 650 M$ sous François Legault, et ce, même en incluant la perte colossale de 1,3 G$ liée à l’investissement fait par les libéraux dans la C Series de Bombardier.
Certes, les chiffres officiels montrent que les investissements des entreprises ont augmenté plus rapidement au Québec qu’ailleurs au Canada dans les dernières années. Les économistes hésitent toutefois à faire un lien entre cette statistique et la hausse de l’aide gouvernementale.
Au moment de sa fondation, en 2011, la Coalition Avenir Québec ambitionnait de réduire les ventes d’entreprises afin de créer «une économie de propriétaires et non de succursales».



