
Contrôle du pétrole au Venezuela: «Une source d’inquiétude pour l’industrie en Alberta»
Le Journal de Montréal
L’industrie pétrolière de l’Alberta pourrait écoper de la prise de contrôle des ressources du Venezuela par l’administration Trump, prévient un expert en études internationales.
• À lire aussi: «Personne ne nous dicte quoi faire», répond le président de Cuba à Trump qui exhorte le pays à accepter un accord
• À lire aussi: Marco Rubio prochain dirigeant de Cuba? «Cela me paraît très bien!» dit Trump
• À lire aussi: «Nous allons bien»: Nicolas Maduro brise le silence depuis sa prison new-yorkaise
«Il y a possiblement une concurrence qui va s’exercer sur une partie de la production canadienne qui va aux États-Unis. Donc, c’est certainement une source d’inquiétude pour l’industrie en Alberta», indique Yvan Cliche, fellow et chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal.
Il explique, en entrevue sur les ondes de LCN dimanche, que le pétrole extrait au Venezuela est du même type que celui provenant des sables bitumineux en Alberta.
Ainsi, les raffineries du sud des États-Unis pourraient privilégier les importations en provenance du Venezuela.
«Les Américains, en mettant la main sur les ressources du Venezuela, viennent d’inverser leur position [dans les négociations commerciales avec le Canada]. Ils peuvent dire: “Écoutez, votre pétrole, c’est bien gentil, mais maintenant, nous, on a d’importantes réserves du même type de pétrole. Donc soit vous nous faites de meilleurs prix, ou sinon, on va simplement le remplacer.” Alors ça, c’est évidemment une situation qui est un peu fâcheuse pour l’industrie canadienne», ajoute M. Cliche.
Selon ses chiffres, entre 10 et 15% du pétrole albertain se retrouvent dans ces raffineries du sud des États-Unis. Heureusement pour la province canadienne, toutes les exportations de pétrole ne seraient pas en péril.
