
«On dort moins bien le soir»: la hausse du coût de la vie inquiète 67% des Québécois
Le Journal de Montréal
Deux Québécois sur trois craignent que la hausse du coût de la vie les oblige à faire des sacrifices déchirants pour arriver à boucler les fins de mois.
C’est ce qui ressort de la dernière mouture de l’Indice des dettes à la consommation du cabinet comptable MNP publié lundi.
«C’est dur, les décisions que l’on a à prendre. On dort moins bien le soir», confie Nancy Gauthier, éducatrice en CPE, croisée dans un Walmart de Saint-Constant.
«Ma plus grande richesse, c’était de pouvoir mettre ce que je voulais dans mon panier. Maintenant, il faut que je me pose la question: est-ce que j’ai le droit à ça cette semaine?» poursuit la mère de deux adolescents.
Malgré un bon salaire et 20 ans d’expérience comme éducatrice, Nancy Gauthier se serre la ceinture.
«On coupe surtout malheureusement dans les bons aliments, la viande, les fruits et les légumes. C’est un peu plus cher. Mais en même temps, on ne veut pas non plus juste acheter des produits transformés... C’est d’essayer de jongler avec tout ça», poursuit-elle.

