
«Personne ne veut nous dédommager»: 19 voyageurs ont dépensé 42 000$ pour rentrer chez eux après avoir raté un vol à cause d’une file monstrueuse
Le Journal de Montréal
Une vingtaine de voyageurs québécois qui ont raté leur vol en raison de la paralysie de l’aéroport de Lisbonne l’automne dernier déplorent que ni la compagnie aérienne ni leurs assureurs respectifs n’acceptent de les dédommager pour les 42 000$ qu’ils ont dû dépenser pour revenir à la maison.
«Ils ont sorti nos bagages de l’avion sous nos yeux», se souvient avec amertume Frédérik Desrochers, 39 ans, en entrevue avec Le Journal.
Ce résident de Québec devait prendre un vol de retour du Portugal le 16 octobre dernier avec sa conjointe, ses deux enfants et ses beaux-parents, mais la vie avait d’autres plans pour eux.
Trois jours plus tôt, un nouveau système de contrôle des passeports avait été mis en service pour la première fois à l’aéroport de Lisbonne, dans la foulée de l’implantation de nouvelles mesures frontalières partout en Europe.
Cette semaine-là, c’était la cohue: des voyageurs sont restés coincés dans de longues files d’attente de plus de 90 minutes au contrôle des passeports, qui se fait en personne par une toute petite poignée d’agents, les bornes automatiques étant hors d’usage.
En plus de ces délais, Air Transat a informé ce jour-là les passagers du vol TS681 qu’ils devaient se présenter en personne pour faire l’enregistrement de leurs bagages.
«Il y avait seulement quatre employés, raconte un autre voyageur, Éric Boivin. Ça a ajouté une autre file d’une heure et demie.»













