
Entente SAQ–Uber Eats: Québec solidaire dénonce un virage «irresponsable» au profit des géants étrangers
Le Journal de Montréal
Québec solidaire (QS) monte au front après la décision de la Société des alcools du Québec (SAQ) de confier son nouveau service de livraison à Uber Eats. En cause: des critères d’appel d’offres qui auraient écarté d’office les entreprises locales.
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Le parti estime, dans un comuniqué publié dimanche, qu'une société d’État comme la SAQ devrait utiliser son poids économique pour soutenir l’économie québécoise, pas pour enrichir des géants étrangers. En faisant ce choix, Québec se priverait de retombées économiques, d’emplois locaux et d’un savoir-faire développé ici, mentionne-t-on.
«Oui, prioriser des entreprises québécoises peut parfois coûter un peu plus cher à court terme. Mais cet argent-là ne disparaît pas: il est réinvesti ici, dans notre économie, dans nos emplois et dans nos communautés. Une société d'État de la grosseur de la SAQ doit utiliser ses leviers économiques importants au profit de nos régions et de l'achat local, pas des multinationales américaines.», affirme Alejandra Zaga Mendez, responsable solidaire en matière d’économie.
QS soutient que les règles actuelles favorisent systématiquement les multinationales, capables de répondre à des seuils inatteignables pour bien des entreprises québécoises.
«Le gouvernement de la CAQ aime parler d'achat local quand ça fait bien dans un slogan, mais quand vient le temps de prendre de vraies décisions économiques, il choisit encore et toujours les géants étrangers. C'est incohérent et irresponsable», ajoute Mme Zaga Mendez.
Le parti demande donc une révision des règles d’appels d’offres afin que l’achat local devienne un critère central.













