
L'eau est en état de «faillite mondiale», estime un rapport de l'ONU
Le Journal de Montréal
Après des décennies de surexploitation, pollution et pressions climatiques, le monde entre dans une ère de «faillite mondiale de l'eau»: les rivières, les lacs et les aquifères s'épuisant plus vite que la nature ne peut les reconstituer, estime un rapport des Nations Unies.
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«Les termes "stress hydrique" et "crise de l'eau" ne suffisent plus à décrire les nouvelles réalités mondiales», indique le rapport de l'Institut de l'Université des Nations Unies pour l'eau, l'environnement et la santé.
Ces termes ont été «formulés comme des alertes concernant un avenir encore évitable», mais depuis le monde est entré dans une «nouvelle phase» et de nombreux systèmes hydriques ont été irrémédiablement dégradés, nécessitant une nouvelle classification, soulignent les chercheurs.
Pour décrire la nouvelle situation, le rapport propose plutôt le terme de «faillite hydrique», une situation dans laquelle la consommation d'eau à long terme excède le renouvellement des ressources et endommage la nature si gravement que les niveaux antérieurs ne peuvent être raisonnablement rétablis.
Ce phénomène se traduit par le rétrécissement des Grands Lacs et par le nombre croissant de grands fleuves qui ne se jettent plus dans la mer pendant certaines périodes de l'année.






