
«C’est une période extrêmement vulnérable»: une mère perd son emploi pendant son congé de maternité et se voit refuser l'assurance-emploi
Le Journal de Montréal
En congé de maternité, une nouvelle mère de la région de Montréal a été licenciée par son employeur une semaine avant son retour au travail et s’est ensuite vu refuser des prestations d’assurance-emploi, une situation loin d’être isolée et dénoncée par des organismes de défense des chômeurs.
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«C’est une période extrêmement vulnérable pour une nouvelle mère et pour les familles», a déploré Celia Johnston en entrevue avec Global News, déclarant que son revenu avait diminué de moitié pendant son congé de maternité.
Elle devait reprendre le travail en octobre, mais une semaine avant son retour, son employeur lui a annoncé que son poste était aboli en raison des résultats financiers de l’entreprise.
La nouvelle mère a alors déposé une demande d’assurance-emploi, espérant obtenir un revenu pendant sa recherche d’emploi. Celle-ci a toutefois été refusée, les agents lui ayant indiqué qu’elle n’avait pas accumulé d’heures assurables durant son congé de maternité, révèle Global News.
Le Mouvement Action-Chômage de Montréal, qui défend les droits des chômeurs et chômeuses, déplore la situation vécue par Mme Johnston, tout en rappelant qu’elle est loin d’être unique.
Depuis 2018, l’organisme conteste devant les tribunaux les règles actuelles qui excluent le congé de maternité du calcul des heures assurables nécessaires pour avoir droit aux prestations régulières d’assurance-emploi.
Selon ses représentants, cette faille nuit aux femmes depuis plusieurs années et constitue une «discrimination fondée sur le sexe», rapporte Global News.
Le dossier est maintenant devant la Cour d’appel fédérale et pourrait encore prendre des années avant d’être tranché, à moins que le gouvernement modifie le règlement.







