
Nids-de-poule: les cols bleus seraient poussés à bâcler le travail
TVA Nouvelles
S’il y a autant de nids-de-poule cet hiver à Montréal, ce serait entre autres parce que les employés municipaux seraient poussés à faire de la quantité plutôt que de la qualité, selon le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal.
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«On leur demande souvent de faire du volume, donc de réparer le plus de nids-de-poule possibles dans un temps limité et ça ne permet pas toujours de faire des réparations durables», explique Jean-Pierre Lauzon, le président du syndicat.
Selon lui, certains gestionnaires privilégieraient l’asphalte froid, un matériau plus rapide à poser, mais moins résistant, qui peut s’arracher plus facilement au passage des déneigeuses.
Jean-Claude Carret, professeur de l'École de technologie supérieure (ÉTS), n’est pas étonné: «L’asphalte froid, c’est ce qu’on utilise le plus souvent quand on fait une réparation urgente.»
Cette façon de faire inquiète l’opposition à l’Hôtel de Ville de Montréal.
«L’administration prend des décisions hâtives et superficielles sur des enjeux qui impactent directement la qualité de vie des Montréalais», réagit la mairesse de Verdun Céline-Audrey Beauregard.
La Ville explique utiliser de l’asphalte froid seulement quand la température varie entre – 10 et 5°C, ce qui est très souvent le cas en hiver.

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