
Condamné à verser près de 10 000$: il admet avoir espionné ses voisins pendant deux ans
TVA Nouvelles
Un Montréalais a été condamné à verser près de 10 000$ à ses voisins pour les avoir espionnés chez eux pendant deux ans avec ses caméras de surveillance.
«Le Tribunal condamne un tel comportement, qui constitue une grave violation au droit à la vie privée», a tranché la semaine dernière la juge Emmanuelle Saucier.
Elle a rendu sa décision à la suite d’un recours à la Division des petites créances d’un propriétaire d’immeuble de l’est de Montréal et de son beau-frère.
Zhen Di Zeng et My Cong Phui, ont été «abasourdis» de découvrir qu’ils ont été «espionnés» entre 2022 et 2024 par leur voisin Bruce Wilson.
Wilson a reconnu avoir tourné plus de 7000 heures de vidéos avec ses caméras et pris plusieurs photos avec son téléphone pour les surveiller alors qu’ils étaient sur la propreté de M. Di Zeng.
Wilson passait «jusqu’à trois heures par jour» à trier les images pour bâtir un registre de 180 inscriptions documentant leurs allées et venues, a noté la juge.
C’est en faveur d’anciens locataires de M. Di Zeng que M. Wilson a réalisé ce travail d’espionnage. Il a ainsi accepté leur demande d’installer une caméra sur le toit de sa maison dirigée vers la propriété de ses voisins, tout en leur donnant accès aux images de son réseau de caméras.
Ces anciens locataires avaient dû quitter les lieux en raison d’une reprise de logement pour un membre de la famille du propriétaire. Ils comptaient démontrer auprès du Tribunal du logement (TAL) que la reprise était illégitime en utilisant les images et le registre produits par Bruce Wilson. Lors d’une audience au TAL lundi, les ex-locataires ont toutefois annulé leur recours.
La juge Saucier soupçonne que les ex-locataires aient payé Bruce Wilson pour réaliser son travail d’espionnage.

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