
Les agents de la faune n’ont pas pu identifier les chasseurs de caribous au nord de Schefferville
TVA Nouvelles
Des agents de la faune intervenus pour valider l’identité des chasseurs qui ont abattu des centaines de caribous sur la Côte-Nord au début du mois de février déplorent de ne pas avoir pu faire leur travail convenablement.
« Les huit agents se sont rendus sur place afin de procéder à des vérifications, mais les chasseurs ont refusé de s’identifier. Ils ont dû prendre un pas de recul pour éviter que la situation dégénère », affirme au Journal le président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec, Martin Perreault.
Comme Le Journal le rapportait la semaine dernière, quelque 400 caribous ont été abattus au nord-ouest de Schefferville. Selon le chef de la communauté innue de Matimekush, Pako Vachon, 20 chasseurs de sa communauté et sept de Maliotenam ont participé à cette « chasse communautaire ».
« Nous l’avions annoncé dès le début de l’année au ministère pour être totalement transparents. Cette chasse est une tradition dans notre communauté. En plus de nourrir les familles, elle nous permet de perpétuer nos traditions », explique le chef. À l’heure actuelle, quelque 300 caribous ont été distribués aux familles, une quinzaine ont été congelés pour un événement qui doit se tenir en septembre prochain et le reste a été donné aux communautés de Uashat-Maliotenam.
En plus des images des carcasses de caribou diffusées sur les réseaux sociaux, des séquences vidéo montraient des échanges polis, mais tendus entre Autochtones et agents de protection de la faune. Ceux-ci voulaient vérifier l’identité des chasseurs pour déterminer s’ils avaient le droit d’abattre des caribous à cet endroit.
Au ministère, on mentionne qu’une « enquête est en cours », sans donner plus de détails. Le ministre Benoit Charette a refusé de répondre à nos questions.
Même réaction de Ian Lafrenière, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit.
« Je vais laisser les nations gérer cette question entre elles », a-t-il fait savoir par son attaché de presse. En mêlée de presse le 11 février, il avait affirmé que la chasse communautaire était connue de son ministère, mais que les images avaient pu surprendre le public.

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