
Le train de minuit se rendra-t-il à Montréal? Owen Protz a «quelque chose que tu ne peux pas enseigner»
TVA Nouvelles
«Sur la glace, Owen Protz détient le monopole de la violence», écrivait avec prose le service indépendant Elite Prospects avant que les Canadiens de Montréal ne jettent leur dévolu sur le défenseur gaucher au quatrième tour (102e au total) du repêchage de 2024. Constat tiré du tournoi des recrues tenu la fin de semaine dernière au Centre Bell : ce n’était pas de l’hyperbole.
À plusieurs reprises, Protz est passé tel le train de minuit pour oblitérer des rivaux avec la tête baissée. Le timing et la pure vélocité de la charge avaient de quoi rappeler les belles années d’Alexei Emelin.
La scène est devenue familière pour Jay McKee, son entraîneur-chef chez les Bulldogs de Brantford dans la Ligue junior de l’Ontario (OHL). Protz est doté, à sa façon, d’un talent unique qui n’a rien à voir avec la vivacité des mains ou la précision chirurgicale d’un tir.
«Il est juste bâti différemment, confie notre interlocuteur au bout du fil. Si je remonte à ma génération, un gars comme Michael Peca avait cette habileté innée de synchroniser les mises en échec. Certains ont ce rare pouvoir explosif qu’ils peuvent déployer pile au bon moment.
«Protz a ça. Tu l’as ou tu ne l’as pas. Ce n’est pas vraiment quelque chose que tu peux enseigner.»

Zachary Bolduc a possiblement fait taire plusieurs de ses détracteurs en livrant une performance inspirée, jeudi soir, dans la défaite du Canadien face aux Sabres. L’attaquant de 22 ans fut à l’origine du but de Nick Suzuki, il est venu près de marquer sur une échappée et, surtout, il a passé la soirée à brasser la cage de ses adversaires.

C’est passé inaperçu au cours de la troisième période contre le Wild, mardi soir. Le Canadien s’est retrouvé en infériorité numérique avec une avance de 3 à 2 à protéger et un peu plus de neuf minutes à faire en temps réglementaire. Martin St-Louis a envoyé deux attaquants : Phillip Danault, mais aussi... Joe Veleno.











