
Des fournisseurs québécois perdent des millions dans la chute de Toys R Us
Le Journal de Montréal
Des fabricants de jeux de société, des distributeurs de vêtements pour enfants et des confiseries du Québec se retrouvent avec des factures impayées totalisant 9,7 millions dans la faillite de Toys R Us Canada.
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La débâcle du géant du jouet frappe 57 entreprises québécoises, révèle la liste des créanciers déposée devant la Cour supérieure de l’Ontario. Les sommes en jeu vont de quelques milliers de dollars à plus de 2 M$.
Marc Fournier, un créateur de jeux de société de Lévis, est l’un des fournisseurs pris au piège. Toys R Us lui doit plus de 100 000$.
«C’est très dur, surtout pour une petite PME comme nous, confie le président fondateur des Éditions Gladius. C’est frustrant de voir des milliardaires derrière ça alors que nous, on ne sera pas payés.»
L’entrepreneur voyait venir le coup.
«Ça fait trois ou quatre ans que ça s’en va là», indique-t-il. Mais cesser de fournir la chaîne comportait le risque de perdre un client important sur un marché en déclin.
Car le portrait du commerce de détail spécialisé l’inquiète. «Toys R Us ferme, Benjo à Québec est fermé. Franc Jeu est passé de six succursales à une, Castello a fermé», énumère l’expert du jeu.
Parmi les créanciers québécois les plus touchés, on retrouve les PME du vêtement Happy Kids Canada (923 000$), Haddad Apparel Group (913 000$) et NTD Apparel (770 000$).

Un couteau de chef vendu 5$ chez Dollarama, mais qui se détaille à 80$ sur le site du fabricant, a provoqué une frénésie sur les réseaux sociaux. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres dans des magasins comme Dollarama, Winners et Costco, où on retrouve des items de marques reconnues à des prix souvent plus faibles qu’ailleurs. Qu’est-ce qui explique cela?

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