
«C’est triste pour notre pays»: pas facile de vendre son entreprise à des Québécois
Le Journal de Montréal
Des Québécois disent n’avoir eu d’autre choix que de vendre leur entreprise à des étrangers, faute d’acheteurs ici.
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«Nous avons reçu 22 offres d’achat, une seule était québécoise et elle n’était pas très sérieuse», raconte au Journal Michel Fournier, qui a vendu l’entreprise logicielle Cogep à la firme américaine Spotlight Equity en 2024.
«Au final, on avait un acheteur américain et un européen», poursuit-il. «On a choisi l’offre américaine pour conserver les emplois au Québec. Les Européens voulaient rapatrier tout le développement en Hollande et au Sri Lanka.»
De novembre 2024 à octobre 2025, 82 entreprises québécoises ont été vendues à des étrangers, indique une compilation effectuée par Le Journal à partir des données du gouvernement fédéral. C’est moins qu’en 2021 (90 entreprises), mais davantage qu’en 2018 (61).
Alexandre Dauphinais, qui a vendu MDL Énergie au groupe américain IPS en 2024, affirme qu’il n’y avait aucun acheteur canadien sur les rangs. Seulement des Américains et des Européens.
Quand on lui demande s’il aurait préféré vendre à des Québécois, il répond laconiquement: «non, pas nécessairement».
Se disant «très nationaliste», un autre entrepreneur, qui a vendu sa société financière à un géant américain l’an dernier, assure qu’il a activement cherché un acheteur ici.

Un couteau de chef vendu 5$ chez Dollarama, mais qui se détaille à 80$ sur le site du fabricant, a provoqué une frénésie sur les réseaux sociaux. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres dans des magasins comme Dollarama, Winners et Costco, où on retrouve des items de marques reconnues à des prix souvent plus faibles qu’ailleurs. Qu’est-ce qui explique cela?

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