
«Je m’attends à plus» : l’entraîneur d’Alexander Zharovsky parle avec prudence de l’espoir du CH
TVA Nouvelles
La saison a beau être jeune, ce que l’espoir des Canadiens de Montréal Alexander Zharovsky accomplit en ce début de saison, avec près d’un point par match jusqu’ici en huit rencontres, a été rarement vu chez un joueur de 18 ans dans la KHL. Au même âge, Kirill Kaprizov et Vladimir Tarasenko étaient limités à 27 et 24 points respectivement en une cinquantaine de matchs dans cette ligue pour laquelle le développement n’a jamais été prioritaire.
Mais ne comptez pas sur l’entraîneur de Zharovsky, l’ex-attaquant de la LNH Viktor Kozlov, pour le vendre comme la septième merveille du monde. Le pilote du Salavat Yulaev d’Ufa, dans l’ouest de la Russie, refuse de contribuer à l’enflure médiatique. En coulisses, tous les intervenants en provenance de Russie avec lesquels on discute s’émerveillent devant les habiletés du grand garçon.
«En ce moment, il reçoit tellement d’attention et il pense que tout est beau, que ce qu’il nous donne est suffisant, prévient Kozlov lors d’un long entretien téléphonique avec le TVASports.ca. Tout le monde dans le personnel d’entraîneurs et dans l’équipe essaie de lui rappeler que ce n’est pas assez.
«Honnêtement, je m’attends à un peu plus de sa part cette saison, car il est censé arriver plus fort après un été d’entraînement. Mais c’est un travail de longue haleine, les résultats n’arrivent pas comme par magie.»
Détrompez-vous, Kozlov aime bien le jeune Zharovsky. Il le trouve réceptif aux commentaires, prêt à travailler. Or, «Kozlov devient nerveux quand on lui parle de Zharovsky», nous avait prévenus une source quelques semaines avant l’entrevue. «Il veut protéger le garçon.»

Zachary Bolduc a possiblement fait taire plusieurs de ses détracteurs en livrant une performance inspirée, jeudi soir, dans la défaite du Canadien face aux Sabres. L’attaquant de 22 ans fut à l’origine du but de Nick Suzuki, il est venu près de marquer sur une échappée et, surtout, il a passé la soirée à brasser la cage de ses adversaires.

C’est passé inaperçu au cours de la troisième période contre le Wild, mardi soir. Le Canadien s’est retrouvé en infériorité numérique avec une avance de 3 à 2 à protéger et un peu plus de neuf minutes à faire en temps réglementaire. Martin St-Louis a envoyé deux attaquants : Phillip Danault, mais aussi... Joe Veleno.











