
ICE à Minneapolis: des électeurs trumpistes désapprouvent des «manifestations stupides»
Le Journal de Montréal
«Les étrangers illégaux ne vont pas s'en aller sans batailler», croit Bob Rassat, qui s'autodéfinit comme ultraconservateur. À Buffalo, dans un comté voisin de Minneapolis (nord) où deux électeurs sur trois ont choisi Donald Trump en 2024, l'offensive anti-immigration reste largement soutenue.
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Au creux de l'hiver, des cabanes de pêcheur sont disséminées sur le lac gelé éponyme.
Dans les rues résidentielles désertes de cette petite ville endormie en bord de lac, aux quelque 15 000 habitants, les cinq drapeaux américains qui pavoisent devant la maison du retraité septuagénaire attirent le regard.
À droite du seuil, un banc aux lattes de bois bleue, rouge et blanche, aux couleurs de l'Amérique, barré des mots «God bless America» («Dieu bénisse l'Amérique»). À l'intérieur, deux télévisions branchées sur Fox News.
À moins d'une heure de route, Minneapolis, bastion démocrate devenu depuis deux mois l'épicentre des vastes opérations de la police de l'immigration (ICE) voulues par Donald Trump, au cours desquelles deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ont été abattus par des agents fédéraux à moins de trois semaines d'écart. Devenu aussi l'épicentre de la contestation dans la rue.
Quel regard Bob Rassat porte-t-il sur ces événements qui secouent les États-Unis ?













