
«Mot en n»: Radio-Canada s’excuse mais va faire appel
TVA Nouvelles
Radio-Canada s’est excusée mercredi pour l’utilisation du « mot en n » au cours d’une de ses émissions, mais juge que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) «a outrepassé ses pouvoirs en ce qui a trait à l'indépendance du diffuseur public» et compte faire appel de la décision.
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Dans un communiqué publié mercredi, Radio-Canada s’est entendue pour dire que le «mot en n» est une insulte raciste et blessante et que «dans les rares occasions où ce mot est utilisé par une organisation médiatique, il doit être mis en contexte afin d'essayer de minimiser le mal que son utilisation pourrait causer».
«En 2020, l'utilisation répétée de ce mot au cours d'une émission de radio de Radio-Canada a été blessante pour certains auditeurs et employés, bien que cela ait été fait dans un contexte journalistique. Certains de nos journalistes ont exprimé leur opinion sur le fait qu'il s'agit uniquement d'une question de liberté d'expression, mais nous savons que les mots peuvent blesser et doivent être utilisés avec soin. C'est pourquoi nous présenterons nos excuses à la personne qui a déposé une plainte. L'utilisation de ce mot est blessante pour plusieurs au sein de nos auditoires et de nos équipes, et nous en sommes profondément désolés», a déclaré Radio-Canada.
La société d’État a ajouté que désormais, une mise en garde à l'émission pour sa webdiffusion sera ajoutée «afin que les auditeurs soient avertis de ce qu'ils pourraient entendre». De plus, une revue interne de ses politiques et normes relatives au langage qui peut être blessant est prévue.
Dans une décision publiée fin juin, le CRTC a demandé à Radio-Canada de «préciser la manière dont elle compte atténuer l’impact du "mot en n" dans ce segment de l’émission» au plus tard le 29 juillet.
L’entreprise devra finalement produire un rapport «de mesures internes et de pratiques exemplaires en matière de programmation qu’elle mettra en place afin de s’assurer de mieux traiter d’un sujet semblable à l’avenir» avant le 27 septembre.

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