
«Bonne fête Yvon!»: Martin Matte, Claude Meunier, Patrick Huard, Michel Rivard, Lise Dion et une trentaine d’autres artistes rendent hommage au légendaire humoriste pour ses 90 ans
Le Journal de Montréal
Yvon Deschamps fête ses 90 ans aujourd’hui, le 31 juillet. Pour souligner cette étape importante, une trentaine d’artistes, dont Guylaine Tremblay, Daniel Lemire, Claude Meunier, Martin Matte et Michel Rivard ont tenu à rendre hommage en vidéo au plus grand humoriste que le Québec a connu.
«Merci pour tout ce que t’es, pour l'inspiration immense que t’es pour moi, pour ta sensibilité, pour ton intelligence, pour tout toi. C’est même pas vrai que t’as 90 ans. Je t’embrasse, bonne fête.»
«Je vais te dire en partant que je t'aime, que je t'aime beaucoup, que t’es important pour moi. Tu sais que moi, j’étais là la deuxième semaine de L'Osstidcho, au Théâtre de Quat’sous, au tout début. Le show qui t'a vu naître comme humoriste. Les débuts de ce qui était pour devenir le plus grand humoriste, le plus influent humoriste au Québec. J'étais là et j'ai souvent dit qu'en sortant de L'Osstidcho, à l'instar de Robert [Charlebois] et de Louise [Forestier], j'ai eu le goût de me lancer dans la chanson. Mais ce que je n'ai pas assez dit, c'est à quel point tu m’es rentré dedans avec tes monologues qui nous faisaient autant rire que pleurer, qui étaient pleins de conscience sociale en même temps que d'humour absurde. Ç’a frappé fort et ça m'a influencé beaucoup. Pendant les 50 et plus dernières années, j'ai essayé moi aussi, humblement, de faire ça dans mes spectacles. Mais t’es resté le maître.»
«Il y a quelqu'un qui a déjà dit: “ne rencontrez jamais vos idoles, vous allez être déçu”. Bon, je sais pas qui a dit ça, mais clairement son idole à lui, ce n'était pas Yvon Deschamps. Parce que moi, je l'ai rencontré mon idole. J'ai jasé avec lui au début, j’étais bien trop impressionné. J'avais l'impression que je ne serais jamais capable d'avoir une conversation avec lui. Mais au fil des années, on s'est recroisé. [...] Et je peux vous dire que “ne rencontrez jamais vos idoles”, c'est de la bouillie pour les chats si ton idole, c'est Yvon Deschamps. Parce que non seulement j'étais impressionné par l'artiste. Puis plus ça va, plus je suis impressionné par l'être humain qu'il est.»
«Quand on pense à Yvon Deschamps et qu'on regarde le portrait de l'ensemble de l'affaire. Avec le recul, on réalise que c'est encore plus qu'on se disait que c'était à l'époque où ce qu'il faisait ce qu'il faisait. Et déjà à l'époque où ce qu'il faisait ce qu'il faisait, ce qu'on se disait que c'était, c'était déjà pas rien. Imagine, là c'est encore plus. Et ça, c'est quelque chose. Quand tu regardes tout ce qu'une personne a fait et que t'es impressionné parce que cette personne-là a fait. Et tu réalises que c'est encore plus que ce que tu te disais que c'était. C'est là que tu réalises que cette personne-là, c'est quelqu'un. Et moi, c'est pour tout ça que j'ai envie de dire: Yvon Deschamps, joyeux anniversaire.»
«J'avais 13 ou 14 ans et je me rappelle, mon frère avait ramené son disque à la maison et on écoutait ça en gang. On trouvait que ça se dansait pas très bien, mais on s'est mis à écouter les textes, et là, ça a changé ma vie. Parce qu’Yvon, pour tous les humoristes, c'est un mentor. Au niveau des textes, il a mis la barre très très haut et ça, c'est une affaire qu'on a bien de la misère à lui pardonner. Sérieusement, Yvon, joyeux anniversaire. Merci d'être là. Merci pour tes textes, ta générosité, ton empathie, ton humanisme. On en a besoin de ce temps-là.»
«Yvon, je voulais te souhaiter un magnifique anniversaire pour tes 90 ans. T'es un grand humoriste, un artiste immense, un homme d'exception. Je me rappelle la toute première fois que j'ai eu la chance de te rencontrer. C’était la journée de ta fête de tes 60 ans. Je faisais mon tout premier gala Juste pour rire et toi t'animais. On était allés souper après. Pas juste nous deux, mais j'étais là. Puis j'étais très fier d'être assis à la même table que l'idole de mes parents, l'idole du Québec. Puis je regardais du haut de 25 ans ce vieux monsieur de 60 ans... Je veux dire que 30 ans plus tard, je te trouve toujours aussi drôle, aussi pertinent, puis aussi intéressant. Salut, Yvon, je t'aime.»
«Salut Yvon, 90 ans! Ça n’a pas de bon sens. T’as l’air de 89, 89 et demi, gros max. [...] Je veux te dire à quel point, Yvon, t'es important dans ma vie. Je t’aime tellement, Yvon. Si t'avais pas été là, je n'aurais pas eu la même vie. Quand je t'ai vu la première fois au Gesù, j’ai capoté. T’as mis le feu dans ma tête, le feu dans mon ventre. Vraiment. T’es une des personnes les plus importantes de ma vie.»













