
Quand Céline Dion a dit non: l’ultimatum qui a bloqué Lara Fabian aux États-Unis
Le Journal de Montréal
Alors qu’elle était au sommet de sa gloire, Céline Dion a menacé de quitter Sony Music quand elle a appris que la maison de disques comptait offrir un contrat à Lara Fabian pour lancer sa carrière aux États-Unis.
C’est ce que révèle Vito Luprano, l’ancien bras droit de René Angélil, dans It’s All Coming Back To Me... De mes humbles débuts à la vraie histoire derrière la carrière de Céline Dion, un livre qui paraîtra le 12 janvier et dont le contenu aurait été approuvé par les avocats de Céline Dion.
«Si ça arrive, je n’enregistrerai plus pour Sony», aurait dit Céline Dion, en 1997, lors d’une conférence téléphonique à laquelle prenaient aussi part Luprano, alors vice-président de la division A&R de Sony Music Canada, René Angélil et Polly Anthony, la présidente de 550 Music, la filiale de Sony Music qui voulait mettre sous contrat la chanteuse belgo-québécoise.
À la suite de cet ultimatum, les dirigeants de Sony Music se sont rangés dans le camp de Céline Dion, et Lara Fabian n’a finalement jamais eu l’occasion de tenter de séduire le marché américain.
Selon Vito Luprano, Céline Dion a été blessée par des déclarations de Lara Fabian à la suite de la finale de l’Eurovision, en 1988. Sous les couleurs de la Suisse, la Québécoise avait gagné ce prestigieux concours tandis que sa rivale, qui représentait le Luxembourg, avait terminé au quatrième rang.
Lara Fabian avait alors affirmé qu’elle était une meilleure chanteuse que Céline, relate Vito Luprano dans son livre.
«Elle a été vraiment méchante avec Céline sans raison. René et moi, on a dit de l’ignorer, mais Céline, ça lui a brisé le cœur», mentionne M. Luprano, en entrevue au Journal.
