
Murale de Beau Dommage vandalisée encore une fois: «Je trouve ça irrespectueux»
Le Journal de Montréal
Pour la troisième fois en un peu plus de dix ans, la murale hommage à Beau Dommage a été vandalisée cette semaine, près du 6760 rue Saint-Vallier à Montréal. «Je ne trouve pas que c’est un grand signe de sagesse et d’intelligence», a déploré le batteur du groupe, Réal Desrosiers.
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Les graffiteurs semblent s’acharner sur cette œuvre du peintre et sculpteur Jérôme Poirier. En 2015, à peine quelques jours après avoir été inaugurée en présence de tous les membres de Beau Dommage, la murale avait été vandalisée une première fois.
En octobre 2024, l’œuvre peinte dans la ruelle derrière le 6760 rue Saint-Vallier, adresse évoquée dans la chanson Tous les palmiers, avait de nouveau été ciblée.
Cette semaine, c’est donc au moins un troisième épisode de vandalisme qui frappe cette murale. «Ça demande une bonne réflexion sur la raison d’être des murales, a commenté Jérôme Poirier au Journal. L’idée de faire des murales pour des hommages, ce n’est pas une bonne idée.»
L’artiste avait consacré environ 200 heures à la réalisation de l’œuvre, avec l’aide de ses assistantes Geneviève Boudreau et Sylvie Caya.
«Je trouve ça irrespectueux, a réagi Réal Desrosiers. Ça ne dérange pas personne, cette murale-là. [...] Ce n’est pas la seule murale au niveau des passants. Mais c’est encore nous autres qu’il massacre... Ça doit être la rançon de la gloire. [...] Il me semble qu’il y a d’autres murs sur lesquels [faire des graffitis]. Ce n’est sûrement pas un fan de Beau Dommage!»
À l'arrondissement de Rosemont-La Petite Patrie, où se trouve la murale, la chargée des communications, Alexandra Proulx, a mentionné au Journal avoir contacté l'entrepreneur qui s'occupe de nettoyer les graffitis. «Mais en hiver, le nettoyage est plus difficile, a-t-elle dit. Une hausse des températures est attendue demain [vendredi]. L'entrepreneur évaluera la possibilité d'intervenir.»
