
Explosion des écoutes sur Spotify: un effet «Heated Rivalry» pour des chansons québécoises
Le Journal de Montréal
En décembre, le nombre d’écoutes d’Une journée parfaite, une chanson de Dumas qui date de 2014, plafonnait à 850 000 sur Spotify. À peine un mois plus tard, elle approche maintenant les deux millions d’écoutes et ça monte tous les jours.
Comment expliquer cette hausse spectaculaire? Grâce à son utilisation dans la série Heated Rivalry. Ce récit d’une romance queer entre deux joueurs de hockey, tourné en partie à Montréal, est devenu le phénomène télé de l’heure sur la planète depuis son arrivée sur Crave, le 28 novembre 2025.
«C’est un beau cadeau», dit-il.
Dumas, qui a vu son nombre d’auditeurs mensuels sur Spotify bondir de 50 000 à 340 000, n’est pas le seul artiste québécois qui profite au maximum de l’effet Heated Rivalry.
Depuis que Spotify a créé une liste de lecture Heated Rivalry, les statistiques des chansons de Philippe B, d’Alfa Rococo, de Wolf Parade, de La Bronze et de nombreux autres artistes québécois que le réalisateur montréalais de la série, Jacob Tierney, a décidé d’insérer dans la série explosent.
Ainsi, avant Heated Rivalry, Chelsea mon amour de Philippe B comptait 24 000 écoutes sur Spotify. Mardi après-midi: 620 000.
Des artistes moins connus du grand public en profitent aussi. La chanson Prendre soin du beau de Jessica Charlie a gagné 500 000 écoutes en deux semaines. Les deux chansons de Richy Jay qui ont été sélectionnées sont en hausse de 500 000 lectures. Aaliyah de Malko est passée de 6000 à 327 000 écoutes.
Des amateurs de la série de partout dans le monde découvrent les chansons québécoises de la série. «On a eu plus d’un million d’écoutes de Lumière en un mois, toutes plateformes confondues. L’auditoire vient principalement des États-Unis, du Canada anglais, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de l’Australie. La série sera aussi disponible en France à partir du 6 février, donc on peut s’attendre à avoir beaucoup d’auditeurs français dans les prochains mois», note David Bussières d’Alfa Rococo.
«C’est un peu surréel», confie Peter Peter, l’artiste québécois qui a composé la bande originale.


