
La folie des «Boys»: «l’iceberg du Titanic» et autres anecdotes amusantes sur la franchise la plus payante du cinéma québécois
Le Journal de Montréal
En décembre 1997, un «iceberg» arrivait à tenir tête au Titanic dans les salles de cinéma du Québec. Véritable phénomène de société, la franchise Les Boys allait connaître un succès fulgurant, qui allait déboucher sur cinq longs métrages et une série télé. Puisque l’été qui s’annonce au Québec sera celui des Boys, avec une nouvelle pièce de théâtre et un spectacle hommage à Juste pour rire, Le Journal a discuté avec trois membres de l’équipe originale, Pierre Lebeau, Patrick Labbé et Michel Charette, sur les débuts de ce projet, il y a presque 30 ans.
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La genèse des Boys
C’est en rigolant dans le vestiaire après une partie de sa ligue de garage que le producteur Richard Goudreau a eu le flash pour Les Boys. Michel Charette raconte que Goudreau avait vu récemment le film Le Sphinx, avec Marc Messier, et qui était réalisé par Louis Saia. «Il avait aimé le ton et avait décidé de contacter Saia, qui était un des kings de la comédie au Québec, mentionne Charette. Il avait déjà établi toutes sortes de personnages et avait pensé à Rémy Girard pour jouer Stan.»
Grâce à Radio Enfer
C’est grâce à Radio Enfer que Michel Charette est embarqué sur Les Boys. À l’époque, le jeune comédien travaillait sur cette populaire émission jeunesse avec Louis Saia. Ce dernier lui a parlé d’un nouveau projet de film de hockey dans une ligue de garage. «Il avait pensé à moi pour jouer le fils de Stan, qui serait joué par Rémy Girard», se souvient Michel. Au départ, le producteur Richard Goudreau n’était pas enchanté par le nom de Charette, car il voulait des vedettes. Mais Saia lui a envoyé des cassettes de Radio Enfer et cela l’a convaincu. «Je n’ai même pas eu à auditionner, dit Michel. J’ai eu ça sur un plateau d’argent.»
Patrick Labbé, de son côté, croit avoir été choisi pour le rôle de Mario en partie grâce à ses habiletés sur patins. «J’avais déjà fait le camp d’entraînement du Lac-Saint-Louis dans le Midget AAA», dit-il. «Toute ma jeunesse à jouer au hockey a servi à faire en sorte que je puisse me démarquer un peu pendant l’audition sur glace.»













