
Une maladie mange-tout
Le Journal de Montréal
Tout l’attachement du monde se déploie en souvenir d’une mère trop longtemps malade et morte trop jeune.
Ce n’est pas une fiction que Jean-Benoît Cloutier-Boucher met en scène dans Boire la mer les yeux ouverts, son premier livre. Mais il a une manière si juste et si poétique de livrer son témoignage que mille figures du deuil peuvent s’y retrouver.
Le propos de l’auteur est pourtant bien intime, tellement qu’on s’y sent parfois voyeur devant l’amour immense qu’un fils porte toujours à sa mère, décédée en 2017.
En même temps, les images fortes nous retiennent dès l’ouverture, avec le texte titré La chambre : « Mes bottes couinent dans le corridor, font dévier lentement les regards curieux, pervers. Je les évite, j’avance, les poings serrés, le cœur fripé. J’arrive, maman. »
Elle vient de mourir, la maman, et tout le reste du livre la fera revivre parfois en quelques lignes jetées sur une page, parfois en courts chapitres. Les scènes se succèdent, pêle-mêle dans le temps, mais chaque fois précisément datées. Elles portent des titres à la fois courts et évocateurs : Les sacs , Les manies , Le bingo , Le dernier film , Le couloir , La voyante ...
Sclérose en plaques.
Cloutier-Boucher raconte sans faux-fuyant comment une famille prend peu à peu conscience des ravages de la sclérose en plaques, « la maladie mangeuse de mère ». Au déni du mari, si dur que l’auteur l’appelle froidement « l’Autre », répondent les tentatives de la mère pour sauver les apparences.
Elle conduit encore, mais devra rater une fête familiale faute de pouvoir se tortiller pour réussir un stationnement en parallèle. Et une sortie en vélo se conclura par une solide chute.
Puis arrive le jour où la perte d’équilibre est trop forte : il faut que l’entourage s’implique. L’auteur ne cache rien de l’engagement que cela exige de la Mamie, ni de la colère du père, ni de ses proches défaillances, une longue liste de gestes à pardonner qui vont des moqueries aux visites espacées. « Suis-je une meilleure version de moi-même aujourd’hui ? »

J’ai 44 ans, je travaille dans un secteur où les femmes et les hommes se côtoient de manière civilisée et où j’ai une assez bonne réputation professionnelle. Je suis parvenue à la fin de ma quatrième relation amoureuse importante depuis ma vingtaine, puisque celles que j’ai eues avant cet âge, je les considère comme des amourettes.

Je vous lis régulièrement même s’il m’arrive parfois de ne pas être d’accord avec votre réponse. En particulier quand vous répondez à des filles qui vous parlent des défauts de leur mère et que vous ne les remettez pas à leur place. Car entre vous et moi, il y en a certaines qui le mériteraient. Maintenant j’en arrive à ma situation personnelle. Je prends le risque de vous en parler, car je vous crois aussi capable de faire la part des choses.

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Pendant que plusieurs constructeurs automobiles abandonnent ou revoient à la baisse leurs plans en matière de véhicules électriques, VinFast prévoit de relancer la construction d’une usine en Caroline du Nord dès avril, un projet que le groupe vietnamien avait mis sur pause en 2024 citant des difficultés économiques.









