
Un couple trouvé mort à Brossard: le conjoint avait dû porter un bracelet antirapprochement
Le Journal de Montréal
L’homme trouvé mort aux côtés de sa conjointe à Brossard lundi avait dû porter un bracelet antirapprochement en raison d’accusations de violence conjugale et avait été congédié pour avoir menacé des collègues d’un commerce de détail.
Les corps de Marcos Amilcar Diaz Lopez, 56 ans, et de Sonia-Maricela Gonzalez-Velasquez, 54 ans, auraient été découverts par l’un de leurs quatre enfants dans leur résidence de l’avenue Bienvenue, près de l’avenue Boniface.
Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), qui a été appelé à intervenir vers 0h45, a indiqué qu’il s’agissait d’une enquête pour homicide. Les quinquagénaires auraient subi des blessures par arme blanche.
La thèse du meurtre suivi d’un suicide en contexte conjugal serait sur la table, mais elle n’a pas été confirmée par les forces de l’ordre. Aucune piste n’est privilégiée, a insisté le SPAL en fin de journée. Il pourrait déjà s’agir du sixième féminicide au Québec cette année.
Les techniciens en scène de crime ont passé au peigne fin le lieu du drame pour faire la lumière sur cette affaire.
Le couple, qui serait d’origine guatémaltèque, habitait le quartier depuis une dizaine d’années.
Aucun des résidents rencontrés par Le Journal ne semblait connaître personnellement le couple, sauf un, qui a préféré taire son identité par respect pour la famille.
Selon ses dires, «ils ont eu des problèmes il y a [environ] un an et demi».
«Elle l’a quitté. Il voulait qu’elle revienne. Ça lui a pris du temps à la convaincre. Elle est revenue finalement il y a plusieurs mois», a confié celui qui était régulièrement en contact avec M. Diaz Lopez.

Des citoyens s’inquiètent de la présence de bureaux du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE) à Montréal et ailleurs au pays, alors que les pratiques de cette milice devenue l’outil de Donald Trump pour faire appliquer ses politiques migratoires sont dénoncées de toute part. Jusqu’où vont les pouvoirs de cette organisation controversée en sol canadien?




