
Religion vs égalité entre les hommes et les femmes: une position de QS dénoncée à l’Assemblée nationale
Le Journal de Montréal
Le ministre de la Justice déplore que les solidaires aient refusé d’affirmer haut et fort à l’Assemblée nationale que l’égalité entre les hommes et les femmes prime sur la liberté de religion. La cheffe parlementaire se défend: la déclaration de la CAQ «était un piège à cons».
«Pour un parti qui se dit soi-disant féministe, c’est assez surprenant. Vous savez, ce qu’on veut au Québec, c’est que si jamais il y a un conflit entre la liberté de religion et l’égalité entre les hommes et les femmes, que ce soit l’égalité entre les femmes et les hommes qui prime», a affirmé Simon Jolin-Barrette.
Jeudi matin, le gouvernement Legault a déposé une motion visant à ce «que l’Assemblée nationale soutienne qu’en cas de conflit entre l’exercice du droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et l’exercice de la liberté de religion, le premier doit l’emporter».
Tous les députés ont voté en faveur de la déclaration, sauf les solidaires, qui se sont abstenus.
«Je suis très en colère contre la CAQ», a pesté la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux.
«C’est un piège à cons qui sert uniquement à diviser, qui sert à brimer des droits», a-t-elle mentionné. «Je suis tannée que la CAQ passe son temps à instrumentaliser l’égalité entre les femmes et les hommes.»
La cheffe solidaire l’affirme: «Bien sûr que l’égalité entre les hommes et les femmes, c’est important. Bien sûr que ça prime, on est d’accord avec ça. Tout le monde est d’accord avec ça.»
Elle reprend la balle au bond et accuse la CAQ de ne rien faire pour stopper les féminicides, qui se multiplient depuis les dernières semaines.
«Pire que ça, ils sont en train de menacer le droit à l’avortement et de légiférer sur le droit à l’avortement, alors que c’est ce que les groupes anti-choix attendent depuis des années.»

Des citoyens s’inquiètent de la présence de bureaux du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE) à Montréal et ailleurs au pays, alors que les pratiques de cette milice devenue l’outil de Donald Trump pour faire appliquer ses politiques migratoires sont dénoncées de toute part. Jusqu’où vont les pouvoirs de cette organisation controversée en sol canadien?




