
Des «zones grises» autour de l’usage de l’IA dans les publicités québécoises
Le Journal de Montréal
Certaines publicités québécoises générées par l’intelligence artificielle (IA) passent sous le radar: aucune mention de l’IA n’y figure, et sans réelle réglementation gouvernementale, des «zones grises» subsistent, avance une spécialiste en intelligence artificielle.
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De plus en plus d’agences utilisent l’intelligence artificielle pour leurs publicités, et certains organismes publics y ont également recours. Il reste cependant difficile de distinguer, dans ces publicités, l’usage de l’IA, que ce soit pour des illustrations, photos ou vidéos. Certaines publicités d’organismes publics au Québec ne mentionnent pas nécessairement qu’elles ont été générées par l’intelligence artificielle.
Le ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN) du Québec a publié en décembre dernier un guide d’application destiné aux organismes publics. Mais, selon Ravy Por, associée en intelligence artificielle et données chez Deloitte, des «zones grises» subsistent, notamment dans les publicités.
«L'intelligence artificielle, c'est une nouvelle technologie, a-t-elle souligné aux ondes de LCN, dimanche. Il y a des énoncés et des principes éthiques et responsables, cependant, en termes d'indications, il faut créer cette gouvernance-là. Donc avant de la gouverner, il faut avoir un encadrement. Par la suite, il y a des mécanismes d'application et ces mécanismes-là, c'est vraiment une zone grise.»
Mme Por souligne qu’il n’existe actuellement aucune véritable réglementation, ni au niveau du MCN du Québec ni au fédéral, qui se limite à un «code volontaire».
«Donc il n'y a pas de loi claire sur l'intelligence artificielle et son encadrement. Cependant, il y a un projet de loi, le projet de loi C-27, qui est présent depuis 2022. On est toujours en attente», a-t-elle précisé.

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