
141 000$ fraudés à 51 aînés: épinglée à cause de sa chevelure rouge et la vivacité d’esprit d’une octogénaire
Le Journal de Montréal
Une criminelle qui a avoué mercredi avoir fraudé 141 000 $ à une cinquantaine d'aînés a pu être épinglée par la police à cause de sa chevelure rouge «distinctive», mais surtout, grâce à la vivacité d’esprit d’une victime octogénaire.
«Se faire voler, ce n’est pas drôle. J’ai travaillé pour avoir cet argent-là. Tu travailles et tu travailles pour faire vivre tes enfants», a tonné au Journal la femme de 88 ans, dont nous taisons l’identité à des fins de sécurité.
Soutenue par son fils et un enquêteur de la Sûreté du Québec, l’octogénaire a vu Bianca Létourneau reconnaître sa culpabilité à une quarantaine d’accusations au palais de justice de Joliette.
Entre janvier et mars 2023, Létourneau a détroussé 141 271 $ à 51 victimes âgées de 58 à 97 ans, selon un document judiciaire. Elle a sévi dans de nombreuses municipalités, de Joliette à Saint-Félix-de-Valois, en passant par Saint-Gabriel-de-Brandon.
La plupart des aînés ont néanmoins pu être indemnisés par leur institution financière, qui a assumé les pertes.
C’est le stratagème du faux représentant qui a permis à Bianca Létourneau d’arriver à ses fins.
Un homme prétendant travailler chez Desjardins appelait une victime pour l’informer d’une supposée fraude avoisinant les 500 $, survenue dans une station-service ou une pharmacie.
Le numéro sur l’afficheur était le même que celui qui se trouvait derrière les cartes bancaires, laissant croire que l’appel n’avait rien de frauduleux.
L’individu au téléphone demandait que les cartes soient déposées, avec les NIP, dans une enveloppe, pour les désactiver. Bianca Létourneau avait comme mandat de tout récupérer.

Des citoyens s’inquiètent de la présence de bureaux du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE) à Montréal et ailleurs au pays, alors que les pratiques de cette milice devenue l’outil de Donald Trump pour faire appliquer ses politiques migratoires sont dénoncées de toute part. Jusqu’où vont les pouvoirs de cette organisation controversée en sol canadien?




