
Diagnostiquer le TDAH en un clin d’œil
Le Journal de Montréal
Un chercheur de Québec a mis au point un test capable de détecter le trouble d’inattention et l’hyperactivité en observant la rétine.
«Quand j’étais jeune, les profs me disaient que j’étais un bon à rien, que je n’aurais aucun succès à l’école», lance en entrevue avec Le Journal Marc-André Dubois, qui vient de déposer sa thèse de doctorat en psychologie à l’Université Laval.
Comme de nombreux jeunes, il n’avait pas été diagnostiqué du trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) dont il souffrait à son entrée à l’école. En fait, il devra attendre la première année de ses études doctorales pour qu’on identifie enfin son problème qui pouvait être surmonté avec la médication adéquate.
Par un drôle de revirement de situation, son projet de recherche a consisté à détecter le TDAH au moyen d’un test permettant d’analyser la réponse de la rétine de l’œil à un influx lumineux.
«En 15 à 20 minutes, le patient pourra recevoir un diagnostic», résume le psychologue clinicien qui a publié deux articles dans des revues scientifiques pour présenter ses résultats.
Pour bien comprendre le principe sur lequel repose cette approche, il faut savoir que les cellules de la rétine se mettent en place en même temps que le système nerveux dans l’embryon. Ces cellules portent déjà les traces de certains troubles mentaux et demeurent tout au long de l’existence.
Pour retracer le TDAH dans l’œil, des flashes sont envoyés sur la rétine et on enregistre la réponse du système nerveux grâce à des électrodes reliées à un ordinateur.
Actuellement, ce sont des questionnaires menés auprès de la personne et de son entourage (quand il s’agit d’un enfant) qui permettent de poser un diagnostic. Il n’existe pas de test objectif reposant sur des critères médicaux ou physiologiques. C’est cette lacune que pensent pouvoir combler avec leur approche M. Dubois et ses collègues de l’Université Laval.

Des citoyens s’inquiètent de la présence de bureaux du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE) à Montréal et ailleurs au pays, alors que les pratiques de cette milice devenue l’outil de Donald Trump pour faire appliquer ses politiques migratoires sont dénoncées de toute part. Jusqu’où vont les pouvoirs de cette organisation controversée en sol canadien?




