
Écrire pour faire de la peine?
Le Journal de Montréal
Je suis en train d’écrire un essai féministe, un pamphlet qui, je l’espère, va faire jaser et brasser la cabane quand il sortira en librairie.
Et voici l’avertissement que j’ai écrit au tout début du livre : « Aucun lecteur de sensibilité (sensitivity reader ou démineur éditorial) n’a été consulté au moment de l’écriture de ce livre. Si vous êtes offensé/blessé/choqué par certains mots, idées ou propos, tant pis ! ».
L’auteur québécois Kevin Lambert (en lice pour le Goncourt avec Que notre joie demeure) est au cœur d’une controverse en France, parce que son éditeur s’est vanté que Lambert ait fait appel à des lecteurs sensibles, ces personnes qui relisent votre livre pour s’assurer que rien d’offensant ou de choquant ne s’y trouve.
Le commentaire le plus intelligent que j’ai lu au sujet de cette controverse vient de l’écrivain québécois Louis Hamelin, l’auteur de La Constellation du lynx, qui sort cet automne Un lac le matin. Voici ce qu’il a écrit sur Facebook.
« Que Kevin Lambert et son éditeur aient jugé utile de montrer publiquement patte blanche en dévoilant une pratique qui devrait relever du laboratoire secret de chaque auteur-e peut donner une bonne idée du climat intellectuel dans lequel nous vivons. Voulons-nous réellement lire des romans aussi équitables, dans leur propos même, que le café qui a servi à les écrire ? »
Hamelin a parfaitement raison de s’inquiéter. Les lecteurs sensibles sont aussi appelés « démineurs éditoriaux », comme si on disait aux lecteurs : « Ce livre est une grenade dégoupillée, aucun danger qu’il vous explose en plein visage ».
Ce qui dérange aussi, c’est que Lambert a qualifié de « réactionnaires » ceux qui s’opposaient au recours à des lecteurs sensibles.
« On ne voit pas trop comment une telle intervention extérieure, scrutatrice et bien-pensante, pourrait “amplifier” la liberté d’écriture », écrit Hamelin.
« On a le droit de croire que la littérature est d’abord le libre exercice d’une pensée et d’une imagination qui ne devraient avoir de comptes à rendre à aucun nouveau curé. »

Il n’y a pas que Le Guide de l’auto qui fête son soixantième. En effet, même si c’était à prévoir depuis longtemps, la Série F de Ford vient d’être couronnée comme la camionnette la plus vendue au Canada pour une 60e année consécutive. C’est aussi le véhicule le plus vendu, toutes catégories confondues, pour une 16e année de suite.

Stuttgart, Allemagne – Lors de notre dernier séjour à Stuttgart, nous avons eu l’occasion de conduire deux voitures signées Porsche. La première était un coupé 928 50 Jahre de 1981, donc vous pouvez d’ailleurs retrouver l’essai routier ici. Changement de décor l’après-midi puisque nous avons eu l’opportunité d’essayer un cabriolet GTS mais dans une configuration spéciale.

Que conduisiez-vous il y a 25 ans? En 2001, les acheteurs de véhicules neufs profitaient d’une offre plutôt large et récente. D’une part, les constructeurs avaient mis le paquet lors du millésime 2000. Près de 25% des modèles lancés pendant ces douze mois étaient entièrement nouveaux ou renouvelés! D’autre part, les marques européennes de luxe se préparaient à descendre en gamme, les multisegments émergeaient au détriment des tout-terrains, alors que les berlines et fourgonnettes dominaient le paysage.

Dans un monde où la charge mentale et la pression de performance sont omniprésentes, un mouvement bien-être prend une ampleur remarquée: les retraites au féminin. Loin d’être de simples vacances, ces expériences immersives, souvent en nature ou à l’étranger, offrent aux femmes un espace précieux pour décrocher du quotidien et se reconnecter à leur essence profonde, en compagnie d’autres femmes.









