
Pollution de l’air: Sanimax rejette la faute sur la Ville
Le Journal de Montréal
L’entreprise Sanimax, accusée de polluer l’air dans le secteur de Rivière-des-Prairies, estime avoir fait son possible dans les dernières années pour améliorer la situation, rejetant plutôt le manque de mesure en place sur la faute de la Ville de Montréal.
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Sanimax réagissait à une sortie de l’administration Plante, qui réclamait une intervention du gouvernement pour mettre fin aux nuisances de l’entreprise.
«Nous sommes surpris par cette prise de position soudaine de la Ville de Montréal d’hier, puisque celle-ci dissone d’avec l’inflexibilité à laquelle nous faisons actuellement face au déploiement d’améliorations pour favoriser notre cohabitation avec la communauté de Rivière-des-Prairies», a écrit l’entreprise, par le biais d’une déclaration écrite.
L’entreprise indique que le plan d’action à Lévis a été possible en raison de la collaboration et du dialogue entre les parties impliquées. Elle affirme également avoir proposé à la Ville de Montréal les bases d’un plan d’action pour son usine de Rivière-des-Prairies.
«Après plus de deux ans d’échanges soutenus à tous les niveaux de l’administration, nous nous sommes heurtés à une porte close. Cette fin de non-recevoir, décidée unilatéralement par la Ville de Montréal, est contre-productive et se fait au détriment des principaux intéressés», a également indiqué l’entreprise.
Depuis plusieurs années, des citoyens du secteur de Rivière-des-Prairies se plaignent des odeurs nauséabondes émanant de l’usine. Celle-ci est spécialisée dans la récupération d’animaux de ferme morts, de peaux, de matières organiques et d’huile de cuisson usée.
En janvier, la Cour supérieure avait reconnu la culpabilité de Sanimax, qui faisait appel de deux jugements la condamnant pour avoir pollué l’air et l’eau aux alentours de son usine.
Au cabinet de la mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles, on rappelle d’ailleurs que l’entreprise essaie de faire invalider les règlements environnementaux, plutôt que de s’y conformer.


