
Industrie du cinéma: c’est la faillite pour Trudel Studios
Le Journal de Montréal
Trudel Studios, propriété de l’homme d’affaires Michel Trudel, bien connu dans l’industrie du cinéma au Québec, vient de déposer son bilan.
· À lire aussi: Projet Trudel Studios: la vente du terrain annulée
· À lire aussi : Michel Trudel achète Solution Highpoint
L’entreprise, qui pilotait le projet mort-né de construction d’un nouveau grand complexe de studios de cinéma à Laval, ferme les livres avec des dettes impayées d’un peu plus de 1,5 million$, selon les documents déposés en Cour supérieure du Québec juste avant Noël.
Selon un rapport préparé par Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), qui a agi dans ce dossier à titre de syndic de faillite, le plus important créancier dans cette affaire est l’entreprise de location d’équipements Trudel Rigging et Grip, également propriété de Trudel, avec un manque à gagner de 612 000$.
Les autres principaux créanciers sont la firme d’architectes Régis Côté Groupe (292 000$), la société de génie-conseil Nvira-Environnement (170 000$) et l’entrepreneur Michel Trudel lui-même (168 000$). Ex-cofondateur et PDG des Studios MELS, ce dernier était encore considéré comme l’un des acteurs les plus importants de l’industrie du cinéma à Montréal jusqu’à récemment.
Fondée en 2022, Trudel Studios s’était lancé pour objectif de faire de l’est de Laval une plaque tournante de l’industrie cinématographique et télévisuelle en Amérique du Nord. Le projet évalué à 200M$, déjà controversé en raison de son emplacement sur 20 hectares de terres cultivables, avait percuté un mur en janvier 2025, à cause du non-respect de sa promesse d’achat du terrain (32,1M$).
Joint par Le Journal à l’époque, Michel Trudel avait déclaré que «le projet ne tomb[ait] pas à l’eau» pour autant. Une semaine plus tard, l’homme d’affaires confiait au Courrier Laval que son projet de Laval était dorénavant «mort et enterré» et que ses projets de relance à Boisbriand et à Sainte-Julie n’étaient en fait que des rumeurs sans fondement.
