
Capture de Nicolas Maduro par les États-Unis: vers une hausse du prix du pétrole au Canada?
Le Journal de Montréal
L’arrestation de l’ex-président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis n’aura pratiquement aucun effet sur le prix du pétrole, ni à la pompe ni sur les marchés canadiens, selon l’Association canadienne des carburants.
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«Le Venezuela c’est à peine 1% de la production mondiale. On l’a vu sur les marchés en fin de semaine, il n’y a à peu près aucun impact. On peut s’attendre à très peu d’impacts [sur les marchés à travers le monde]», explique Carol Montreuil, vice-président de l’Association canadienne des carburants pour l’est du pays, en entrevue lundi à QUB radio et télé, diffusée au 99,5 FM à Montréal.
Malgré l’importance des réserves pétrolières du Venezuela sur la planète, leur exploitation demeure hautement incertaine. «Les gens oublient qu’il y a une très grande différence entre réserve et réserve disponible», souligne-t-il, rappelant que la remise en état des infrastructures démolies au cours de la dernière décennie exigerait «des dizaines de milliards de dollars» à réinvestir.
M. Montreuil note que le Venezuela avait un «potentiel incroyable» dans l’industrie pétrolière, mais qu’il se retrouve désormais devant un «désastre» qui demandera beaucoup d’années à rebâtir.
Même si le type de pétrole du Venezuela est similaire à celui produit au nord de l’Alberta, il ne représente pas une menace à court terme pour le Canada, assure-t-il.
Sa production nécessiterait des années et d’importants investissements, et serait d’abord destinée aux raffineries du golfe du Mexique, tandis que le pétrole canadien est surtout acheminé vers le Mid-Ouest américain. La concurrence serait donc éventuelle et lointaine.
