Pas d’argent facile pour les producteurs légaux de cannabis
Radio-Canada
« On est quasiment une piasse pour une piasse. Ça vire, mais pour dire que ça vire », dit Alexandre-Cloutier-Gagné, un microproducteur de cannabis en Beauce.
Après avoir désinfecté ses chaussures et revêtu une blouse et des lunettes de soleil, on entre dans une petite salle aux murs blancs et sans fenêtres, où poussent 72 plantes de cannabis en pot. Les feuilles bougent doucement sous l’effet du vent créé par dix ventilateurs accrochés aux murs. Une lumière jaune très vive ensoleille la pièce.
L’homme de 37 ans, père de deux enfants, s’est lancé dans l’aventure peu de temps après la légalisation. Ancien facteur chez Postes Canada, il avait toujours eu une passion pour le cannabis. Il en faisait pousser chez lui, à des fins personnelles, précise-t-il.
Des oncles, des frères ont mis la main à la poche pour rassembler l’investissement de départ, plus d’un million de dollars. Il a ouvert une première usine à Saint-Benjamin en 2021, puis une deuxième plus grande à Beauceville en 2022. Les deux sites lui permettent de produire 700 kg de cannabis par an.
Mais les quelque six employés sont au chômage depuis ce printemps, le temps de réorienter l’entreprise, ce qui devrait prendre de quatre à six mois, selon le microproducteur.
Car les produits de Teca Canna n’ont pas été retenus par la Société québécoise du Cannabis, après avoir été pris à l’essai sur les tablettes. Il fallait performer autant que les gros joueurs qui étaient déjà inscrits depuis longtemps et déjà connus, explique l’entrepreneur. C’est quasiment impossible pour une petite compagnie de percer de cette manière-là.
Alexandre montre des sacs en plastique remplis de belles grosses cocottes, des fleurs de cannabis séchées, entreposées dans une salle. Il les soupèse, il y a bien 2 kg par sac. Actuellement, le marché est saturé, il y a beaucoup trop de cannabis pour ce qu’on peut revendre.
La réglementation empêche les producteurs de cannabis de faire de la publicité. Même sur leur site web ou sur les réseaux sociaux, ils ne peuvent essayer de mettre en valeur leur produit, par exemple évoquer des saveurs ou des effets, pour attirer des clients. Au Québec, en dehors du réseau de succursales de la SQDC, il y a peu de manières de se faire connaître.
Teca Canna a trouvé des fournisseurs dans d’autres provinces, en Ontario ou en Alberta, qui ont accepté de lui acheter son stock en vrac, mais à bas prix, parce qu’ils ont l’embarras du choix. Présentement dans l’industrie, les gros joueurs ne se donnent même plus la peine de produire. Il peuvent acheter le cannabis pas cher, comme à nous autres, et l’emballer eux-mêmes avec leur licence d’emballage, résume le PDG de Teca Canna.

Les Jeux olympiques sont aussi une affaire de gros sous. Les produits dérivés de Milan Cortina sont si populaires que certains d'entre eux sont déjà en rupture de stock, une semaine après le début des compétitions. C'est le cas des peluches à l'effigie de la mascotte, et d'autres articles dans les boutiques olympiques d'Italie. Un engouement qui profite à une entreprise québécoise qui gère une soixantaine de ces kiosques. De Livigno, le reportage de Philippe Leblanc

La situation financière des cégeps est désastreuse et des choix difficiles sont à prévoir si rien ne change. Le réseau collégial déplore un manque à gagner de 151 millions de dollars, qui pourrait doubler l’an prochain. « On veut avoir les moyens de faire ce qu’on nous demande », dit la pdg de la Fédération des cégeps, Marie Montpetit, à Zone économie.

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