
Mort d’un militant nationaliste en France: premières inculpations de suspects pour «homicide volontaire»
TVA Nouvelles
Deux des suspects dans la mort d’un militant nationaliste en France ont été inculpés pour « homicide volontaire » a annoncé la justice, et un troisième, assistant parlementaire d’un député de gauche radicale, l’a été pour « complicité », dans une affaire qui a donné lieu à une passe d’armes entre la France et l’Italie.
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Quatre autres suspects doivent encore être présentés aux juges d’instruction dans la soirée, a précisé le procureur de Lyon (Sud-Est), Thierry Dran, à l’AFP
Quentin Deranque, 23 ans, est décédé samedi d’un grave traumatisme crânien. Deux jours plus tôt, au cours d’une « bataille rangée » entre « membres de l’ultragauche et de l’ultradroite », selon une source proche du dossier, le jeune homme s’est retrouvé isolé. Jeté au sol, il avait été frappé à coups de pied, notamment à la tête, par « au moins six individus » masqués et cagoulés.
Le procureur de Lyon avait indiqué un peu plus tôt requérir le placement en détention provisoire des sept suspects en raison notamment du « risque de trouble à l’ordre public ».
Ces derniers « contestent l’intention homicide », selon lui, même si « certains admettent avoir porté des coups » à Quentin Deranque « ou à d’autres victimes ».
Le jeune militant nationaliste avait été frappé le 12 février par plusieurs personnes, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestaient contre la venue de l’élue.
Sur les onze personnes interpellées dans l’affaire, trois hommes et une femme qui étaient soupçonnés d’avoir aidé les autres à se cacher ont été remis en liberté jeudi, selon le procureur.













