
Images pédopornographiques sur iCloud: un procureur poursuit Apple aux États-Unis
TVA Nouvelles
Un procureur américain a annoncé jeudi des poursuites contre Apple, accusant son service de stockage iCloud de servir de refuge à des contenus pédopornographiques, la marque à la pomme invoquant depuis plusieurs années le risque de « surveillance de masse » pour refuser une analyse constante des données.
La procédure a été lancée par le procureur général de Virginie Occidentale (est), John Bohen McCuskey, qui reproche à Apple de permettre l’utilisation d’iCloud pour stocker et diffuser des images d’actes sexuels sur des mineurs.
« Préserver la vie privée des prédateurs d’enfants est absolument inexcusable », a déclaré jeudi dans un communiqué ce procureur républicain.
Apple subit la pression d’organisations de protection de l’enfance depuis sa décision, il y a quelques années, de ne pas autoriser l’analyse des données stockées sur iCloud, invoquant le risque de détournement par les autorités pour de la surveillance de masse.
« Tous nos dispositifs de contrôle parental et nos fonctionnalités de pointe sont conçus avec la sécurité et la confidentialité de nos utilisateurs au cœur de leur conception », a rétorqué jeudi un porte-parole d’Apple joint par l’AFP.
Depuis 2021, les appareils de la marque soumis au contrôle parental affichent automatiquement un avertissement lorsqu’une nudité est détectée dans l’application Messages, les photos partagées, le service de partage AirDrop ou les appels vidéo via FaceTime, a ajouté le porte-parole.
Apple avait justifié son refus d’un examen systématique des archives numériques de ses utilisateurs dans une lettre de 2023 à un groupe de défense des mineurs.
« L’analyse pour détecter, par exemple, un certain type de contenu, ouvre la porte à une surveillance de masse », affirmait Apple dans cette lettre.
« Comment les utilisateurs peuvent-ils être assurés qu’un outil de surveillance pour un type de contenu ne sera pas reconfiguré pour surveiller d’autres contenus, tels que l’activité politique ou la persécution religieuse ? » s’interrogeait le groupe.













