
«C'est plus facile de contrôler des populations qui ont peur»: la menace nucléaire n’est pas aussi réelle que ce qu’on peut croire, affirme une chercheure
TVA Nouvelles
Corée du Nord, Russie, Iran... les visées nucléaires de plusieurs pays inquiètent de nombreux citoyens à travers la planète, mais la menace d’un conflit direct et du recours à l’arme atomique est moins concrète que certains veulent croire, estime une spécialiste.
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En entrevue à l’émission de Benoit Dutrizac à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal, l’enseignante et chercheure en sciences et technologies nucléaires au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) en France, Emmanuelle Galichet, a tenu à rassurer les auditeurs quant à la possibilité qu’une guerre nucléaire survienne dans un avenir rapproché.
Même la fameuse horloge de l’apocalypse du Bulletin of the Atomic Scientists, qui a été fixée cette année à 85 secondes de minuit, doit être analysée de façon rationnelle, estime l’experte.
« C’est une horloge qui a été mise en place par des experts plutôt de géopolitique et de politique. Moi, j’essaye de rester cartésienne, c’est-à-dire regarder au niveau technique, industriel et scientifique, l’état des pays. Et je me dis qu’on n’est peut-être pas aussi proche de l’apocalypse que certains veulent bien nous le faire croire. C’est facile aussi de faire peur à tout le monde parce que comme ça, bon, c’est plus facile de contrôler des populations qui ont peur », soutient-elle.
Les États-Unis et l’Iran sont actuellement en pourparlers à Genève, parce que le pays du Moyen-Orient défend son droit à l’enrichissement nucléaire à la suite de menaces de frappes américaines.
« Je suis inquiète pour le peuple iranien qui est sous le joug quand même d’un pouvoir dictatorial depuis un certain nombre d’années. Au niveau nucléaire, je suis moins inquiète aujourd’hui puisque les installations nucléaires ont été un peu endommagées, voire pas mal détruites, au mois de juin. Et donc aujourd’hui, je pense qu’on est sur une voie de la diplomatie. Donc il y a moins à s’inquiéter que lorsqu’il n’y avait aucune diplomatie autour du mois d’avril, mai où il y avait quand même moins de diplomatie », a affirmé Emmanuelle Galichet.













