
La pénurie frappe fort chez les concessionnaires du Québec
Le Journal de Montréal
Depuis plusieurs mois déjà, les concessionnaires doivent composer avec une pénurie non seulement de véhicules neufs, mais aussi de pièces et de main-d’œuvre. Voilà de nombreux défis à relever en même temps!
Pour en discuter à l’émission Le Guide de l’auto, sur QUB radio, Antoine Joubert et Germain Goyer ont reçu Denis Leclerc, président et propriétaire du regroupement de concessionnaires Albi le Géant.
L’industrie automobile vit une période très particulière, car les manufacturiers n’arrivent pas à produire suffisamment de véhicules pour que les concessionnaires conservent un inventaire adéquat. Cette pénurie est en grande partie expliquée par la rareté des fameux semi-conducteurs, essentiels à la fabrication des véhicules modernes. Or, selon Denis Leclerc, les concessionnaires ont également été surpris par la demande élevée au cours des derniers mois.
«Les ventes automobiles sont supérieures à ce qu'on s'attendait. Même moi, je ne m'attendais pas à ce que ce soit comme ça», admet le grand patron du groupe Albi. «On avait prévu un ralentissement, et on avait des objectifs plus bas que notre nouvelle réalité», poursuit-il.
Selon Denis Leclerc, les consommateurs devront de plus en plus s'habituer à commander leur véhicule avant d'en prendre possession. Il s'agit là d'un changement assez important pour les consommateurs, habitués à recevoir leur nouveau véhicule presque immédiatement. Or, Denis Leclerc n'y voit pas que des inconvénients. «Ceux qui ont commandé en 2021, souvent, ils vont recevoir un 2022. Ce sera la même transaction, mais le client aura donc gagné un an. Il y a des avantages pour le client», explique-t-il.
La faible offre des véhicules neufs a un impact important sur le marché des modèles d'occasion, dont la valeur a connu une forte hausse au cours de la dernière année. Le consommateur peut tirer avantage de cette situation, comme l’énonce M. Leclerc. «Le client l’année dernière, qui aurait eu une équité négative de 3000$ sur son véhicule, aujourd’hui, il n’y a plus d’équité négative. Il peut même être à profit!»
Comme c’est le cas d'une panoplie de secteurs, l’industrie automobile fait également face à une pénurie de main-d’œuvre. À titre d’homme d’affaires d’expérience, M. Leclerc dévoile ses astuces de rétention de personnel.
«Nous, on a majoré le taux de base. Un laveur, ça commençait à 12 ou 13$ de l’heure. [...] Quand on a entendu parler que le salaire minimum pourrait passer à 15$ de l’heure, je suis allé à 15$ tout de suite. En mai 2020, j’ai monté le salaire à 19$ de l’heure. Et j’avais ajouté 1$ de présence, qui s’appliquait pour chaque heure travaillée s’il n’y avait pas d’absence pendant la semaine.»

Il n’y a pas que Le Guide de l’auto qui fête son soixantième. En effet, même si c’était à prévoir depuis longtemps, la Série F de Ford vient d’être couronnée comme la camionnette la plus vendue au Canada pour une 60e année consécutive. C’est aussi le véhicule le plus vendu, toutes catégories confondues, pour une 16e année de suite.

Stuttgart, Allemagne – Lors de notre dernier séjour à Stuttgart, nous avons eu l’occasion de conduire deux voitures signées Porsche. La première était un coupé 928 50 Jahre de 1981, donc vous pouvez d’ailleurs retrouver l’essai routier ici. Changement de décor l’après-midi puisque nous avons eu l’opportunité d’essayer un cabriolet GTS mais dans une configuration spéciale.











