
Japon: Takaichi affirme que Pékin veut modifier le statu quo «par la force ou la coercition»
TVA Nouvelles
La première ministre japonaise Sanae Takaichi a accusé vendredi la Chine de vouloir « modifier le statu quo par la force ou la coercition » dans les zones maritimes dont elle dispute la souveraineté à ses voisins, mais assure vouloir établir des « liens stables et constructifs ».
• À lire aussi : Relation fragile entre la Chine et le Japon : voici leurs principaux points de friction
• À lire aussi : Trump assure au Japon que les États-Unis sont son allié « au plus haut niveau »
Pékin « intensifie ses tentatives de modifier unilatéralement le statu quo par la force ou la coercition en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale, tout en étendant et en renforçant ses activités militaires dans les zones entourant notre pays », a affirmé la dirigeante ultraconservatrice devant le Parlement.
Faisant écho à son prédécesseur Shigeru Ishiba, Mme Takaichi a également déclaré que le Japon était confronté à « l’environnement sécuritaire le plus grave et le plus complexe » depuis la Seconde Guerre mondiale, citant non seulement la Chine, mais aussi la Russie et la Corée du Nord.
Devenue en octobre la première femme à gouverner le Japon, Mme Takaichi prononçait vendredi son discours de politique générale devant les parlementaires après le triomphe de son Parti libéral-démocrate (PLD) lors de législatives anticipées le 8 février.
Or, depuis l’arrivée au pouvoir de la dirigeante, Tokyo a connu un vif regain de tensions diplomatiques avec Pékin.
Sanae Takaichi avait ainsi laissé entendre en novembre que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d’attaque contre Taïwan, une île dont Pékin revendique la souveraineté et dont il n’exclut pas de reprendre le contrôle par la force.
Ses déclarations avaient aussitôt provoqué le courroux de la Chine, qui a riposté en déconseillant à ses ressortissants les voyages au Japon, en durcissant ses contrôles commerciaux, et en menant des manœuvres aériennes conjointes avec la Russie.

Deux des suspects dans la mort d’un militant nationaliste en France ont été inculpés pour « homicide volontaire » a annoncé la justice, et un troisième, assistant parlementaire d’un député de gauche radicale, l’a été pour « complicité », dans une affaire qui a donné lieu à une passe d’armes entre la France et l’Italie.












