
Il manque de boss au Canada
Radio-Canada
Ce ne sera pas l’avis de nombreux salariés, mais il manque de plus en plus de cadres au Canada. Au deuxième trimestre de 2021, un record de près de 34 000 postes vacants en gestion a été atteint au pays, soit 31 % de plus qu’à la fin de 2020, selon Statistique Canada.
C’est très difficile de réussir à trouver des gestionnaires, que ce soit de premier ou de deuxième niveau, admet Claudya Daigneault, directrice talent et culture chez EBOX. Cette entreprise est passée de 500 à 700 employés dans les deux dernières années.
On a un nouveau gestionnaire qui vient d’entrer, explique-t-elle. On a dû réévaluer le poste à quelques reprises. Ça a pris trois ans. On est en télécommunications, donc c’est une expertise particulière au niveau technologique.
Mme Daigneault observe néanmoins de nouvelles tendances. Les générations Y et Z (nées après 1980) privilégient la qualité de vie au travail, et un rôle de gestionnaire exige des sacrifices. Le rôle d’expert se révèle parfois plus intéressant pour des employés. Certains cadres n’apprécient pas de se retrouver indirectement dans la vie privée de leur personnel avec le télétravail et la visioconférence.
La situation préoccupe le président de Talsom, une firme-conseil spécialisée en transformation numérique. À long terme, les postes de gestion nous permettent de bien développer la relève, affirme Olivier Laquinte. C’est le plus gros risque à l’heure actuelle. L'entreprise, qui compte 85 employés, fait face à un enjeu de recrutement dans ses postes de gestion pour soutenir ses activités et sa croissance.
Dans un tout autre domaine, celui de la mécanique automobile, c’est la pénurie de main-d'œuvre et la pandémie qui découragent les gestionnaires. Dans les succursales Point S et l'usine de rechapage de pneus de camions du Groupe Robert Bernard, les cadres intermédiaires doivent souvent conjuguer avec les retards ou les absences imprévues de travailleurs et gérer le respect des mesures sanitaires.
On veut être bons et on ne veut pas changer ce qu’on faisait mais, malheureusement, c’est comme s’il manquait d’outils dans notre coffre, soutient le vice-président de l’entreprise de près de 500 employés, Patrick Labrecque.

Les Jeux olympiques sont aussi une affaire de gros sous. Les produits dérivés de Milan Cortina sont si populaires que certains d'entre eux sont déjà en rupture de stock, une semaine après le début des compétitions. C'est le cas des peluches à l'effigie de la mascotte, et d'autres articles dans les boutiques olympiques d'Italie. Un engouement qui profite à une entreprise québécoise qui gère une soixantaine de ces kiosques. De Livigno, le reportage de Philippe Leblanc

La situation financière des cégeps est désastreuse et des choix difficiles sont à prévoir si rien ne change. Le réseau collégial déplore un manque à gagner de 151 millions de dollars, qui pourrait doubler l’an prochain. « On veut avoir les moyens de faire ce qu’on nous demande », dit la pdg de la Fédération des cégeps, Marie Montpetit, à Zone économie.

Donald Trump songerait à retirer les États-Unis de l'ACEUM, l'accord de libre-échange qu'il a signé avec le Canada et le Mexique lors de son premier mandat. Faut-il prendre la menace au sérieux? « Oui, mais c'est sans doute un levier de négociation », dit la professeure Geneviève Dufour à Zone économie.

Exclusif - Il y aura une Barbie joueuse de hockey! L'entreprise montréalaise CCM a conclu un partenariat exclusif avec Mattel pour produire une poupée Barbie avec de l'équipement CCM. « Elle est importante pour nos filles et nos gars », explique le PDG de CCM Marrouane Nabih, en entrevue à Zone économie.









