
«Pompières et pyromanes» de Martine Delvaux: entretenir le feu sacré
Le Journal de Montréal
Romancière et essayiste féministe de renom, Martine Delvaux traite de la crise climatique avec finesse dans son nouveau livre, Pompières et pyromanes. Implacable, inspirée par la génération de sa fille, avec qui elle est solidaire, elle parle du feu sacré des militantes, de celles qui refusent l'abattement et choisissent le combat. Elle décrit celles qui tiennent tête aux décideurs et celles qui réclament la protection de la vie sur Terre. Elle parle de colère, de lutte, mais aussi d'espoir, mettant en valeur le feu, cette force énorme qui peut détruire ou éclairer, tuer ou permettre la vie.
Martine Delvaux, en entrevue, explique que ce livre tout en arborescence a été difficile à écrire. «Je savais que je voulais écrire sur la crise climatique, mais comment, dans quel contexte? Je voulais faire une suite au livre Le monde est à toi, qui est paru en 2016, cette lettre d'amour que j'avais écrite à ma fille mais qui était un prétexte pour parler de féminisme et de ce que c'est que d'être une mère féministe.»
Elle a réalisé qu'écrire à une fille de 14 ans et écrire à une fille de 18 ans n'était «pas pantoute la même affaire». Elle précise. «Mon horizon s'est élargi et j'ai vu à quel point l'écoanxiété est présente. C'est à tous les instants. C'est même difficile de parler d'avenir avec cette génération-là, parce qu'il n'y en a pas d'avenir, pour eux et pour elles. Je voulais parler de ça, mais comment faire?»
Martine Delvaux ne voulait pas écrire un livre plombant, extrêmement noir. «Je voulais quand même qu'il y ait de l'espoir. Ça a donné ces petits tableaux qui sont comme des étincelles, comme si chaque tableau, c'est un feu, et tout ça est pour transmettre un peu de passion pour la question de l'environnement.»
En écrivant Pompières et pyromanes, elle ne pensait pas qu'elle allait voir autant de feux destructeurs d'un bout à l'autre de la planète. Pourtant, ça brûlait, un peu partout. «On est une des zones de la planète où on va subir le réchauffement climatique le plus intense. C'est là. On est dedans. On est assis dans le feu. Comment faire?»
Être dans l'amour
Martine Delvaux trouve qu'il est difficile de se mobiliser. «On a l'impression qu'on ne peut rien faire. J'ai essayé de mettre tout ça dans mon livre, par petits bouts, en essayant à travers ça d'être dans l'amour. C'est l'amour qui peut nous permettre d'agir, pour les jeunes, pour essayer de sauver quelque chose.»
L'amour, fait-elle remarquer, est aussi un feu intérieur qui peut être porteur de lumière et être salvateur.
Au sortir de l'écriture, est-elle plus optimiste ou plus pessimiste quand au devenir de la planète? «Je pense que je suis dans le même état que j'étais avant de l'écrire, mais ça a confirmé mon urgence. Si je pouvais, j'arrêterais de travailler et je me consacrerais à cette lutte. En ce moment, c'est la seule chose qu'on devrait faire: se battre pour ça. Je le dis et je me sens comme une illuminée... mais tous les scientifiques le disent: on s'en va dans le mur.»

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