
«Ils ne sont pas un fardeau»: cessons de dénigrer les travailleurs étrangers temporaires, plaide un expert
Le Journal de Montréal
Il est temps que les politiciens changent de discours sur les travailleurs temporaires si personne ne veut travailler à leur place, plaide un organisateur communautaire.
«Si, collectivement, on ne veut pas faire ces jobs-là, qu’on arrête avec toute cette rhétorique xénophobe», lance en entrevue Mostafa Henaway, auteur de Essential work, disposable workers (Travail essentiel, travailleurs jetables), un livre sur les travailleurs migrants et le capitalisme moderne.
Le Montréalais d’adoption en a contre les multiples liens établis entre l’immigration temporaire et les problèmes sociaux actuels dans le discours public.
Selon lui, à entendre les élus, on pourrait croire que les immigrants sont responsables de tous les maux, notamment en matière d’éducation, de santé, et de logement.
Or, Mostafa Henaway rappelle que les travailleurs étrangers temporaires n’ont en fait que très peu accès aux services publics.
Ceux du programme à bas salaire ont une assurance maladie privée en plus de la RAMQ, n’ont pas droit à l’assurance-emploi ni à l’aide sociale et ont de l’aide de leur employeur pour se loger.
Au contraire, à l’heure où un nombre grandissant d’employeurs en région font venir ce type de main-d’œuvre, Mostafa Henaway voudrait voir plus de reconnaissance pour leur présence.
«Ils ne sont pas un fardeau, ils permettent aux communautés de fonctionner malgré le vieillissement de la population», juge-t-il, citant leurs emplois comme préposé aux bénéficiaires ou éducatrices en garderie.
Sans vouloir l’abolition pure et simple du PTET, Mostafa Henaway estime qu’il est problématique dans sa forme actuelle.

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