
Des craintes pour la culture
Le Journal de Montréal
Réaffirmer notre souveraineté culturelle québécoise et canadienne. Voilà ce à quoi aspire Alain Saulnier. Le journaliste et professeur au département des communications de l’Université de Montréal en parle dans son livre Les barbares numériques : Résister à l’invasion des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).
Comment une plateforme comme Netflix influence-t-elle l’écosystème et la culture canadienne et québécoise ?
« Pour la première fois de l’histoire, Netflix est plus regardé que les télévisions généralistes. On est donc devant un gros problème : la marginalisation de notre culture. Car ce n’est pas vrai que sur Netflix, on retrouve le même nombre de productions culturelles d’ici. La concurrence est multipliée comme cela n’a jamais existé de toute l’histoire de notre culture et de notre langue. Le défi est là : comment assurer que les géants numériques peuvent avoir un encadrement qui les oblige, par exemple, à produire et offrir un contenu culturel d’ici ? »
Vous êtes favorable au projet de loi du ministre du Patrimoine, Pablo Rodriguez, obligeant les géants numériques à payer les médias canadiens pour l’utilisation de leur contenu ?
« Effectivement. Il faut absolument trouver une façon d’encadrer les géants numériques – qui se sont implantés sans soucis pour nos lois fiscales et notre réglementation favorisant la communication de notre culture et de notre langue – pour qu’ils soient traités de façon équitable avec les entreprises d’ici et qu’on les oblige à faire des investissements au Québec. Le danger majeur est de ne pas avoir d’encadrement législatif, de ne pas avoir un droit de regard, par un CRTC par exemple, sur ce qui se fait dans les productions autres que ce qui se réalise dans les télévisions généralistes ou les radios traditionnelles. »
Que devrait-on demander au gouvernement ?
« Il faudrait avoir une stratégie gouvernementale de tous les partis politiques pour développer une stratégie de contre-offensive pour soutenir notre culture. Le ministère de la Culture du Québec est à peu près le ministère avec le moins de ressources, ce n’est pas normal ! On est dans la seule société francophone en Amérique du Nord, et on a un gouvernement qui pourrait intervenir là-dessus. Il faut que ce ministère ait des ressources, qu’on ait des institutions culturelles qui vont encourager et favoriser la culture d’ici, de sa création à son rayonnement sur toutes les plateformes. »
Et les jeunes dans tout cela ?
« Les jeunes de moins de 35 ans vont chercher des contenus culturels sur les plateformes numériques, principalement américaines. Donc, c’est un contenu principalement anglo-saxon. Elle est là, la grande menace pour la survie de la culture. »

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