
Dépenses de restaurants, bonis et fonds discrétionnaires: la Ville de Montréal serre la vis
Le Journal de Montréal
La Ville de Montréal va grandement resserrer, dès le mois prochain, ses règles de dépenses pour les restaurants et l’alcool, notamment. Les dépenses de fonction discrétionnaires des cadres et les bonis seront aussi abolis.
Cela permettra d’éviter certaines dérives dans les dépenses comme celles révélées par Bureau d’enquête cet automne.
Le directeur général, Serge Lamontagne, en a fait l’annonce à la séance du comité exécutif de mercredi matin.
Ainsi, dès janvier, les cadres de Ville n’auront plus d’enveloppe de «dépenses de fonction» de plusieurs milliers de dollars annuellement.
Cet argent servait essentiellement aux activités de reconnaissance d’employés ou de mobilisation, comme les partys de Noël ou de départ, a souligné M. Lamontagne.
Ces activités ne sont pas appelées à disparaître, puisque des fonds pour celles-ci seront désormais «redistribués par unité en fonction du nombre d’employés». Des comités d’employés pourraient ainsi décider de leur gestion.
Les cadres qui ont obtenu cette enveloppe maintenant abolie jouissaient d’une grande liberté. Cela a donné lieu à des dépenses parfois douteuses. L’ex-présidente du comité exécutif, Dominique Ollivier, avait d’ailleurs justifié son souper d’huître à Paris à 347$ de 2016 par ce fonds discrétionnaire qui lui permettait de reconnaître la «contribution exceptionnelle» d’un employé.
Alors qu’elle était présidente de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), Mme Ollivier avait partagé ce repas avec son ancien partenaire d’affaires, Guy Grenier, pour souligner son anniversaire. Ce dernier était alors collaborateur à l’OCPM depuis deux ans environ.
Les dépenses pour les frais de repas et de réunions seront aussi resserrées.













