
Arrestations pour un labo de fabrication de faux: le chef d’antenne Hadi Hassin parmi les victimes
TVA Nouvelles
Victime d’un vol d’identité dans le cadre de l’enquête entourant une usine clandestine de fabrication de faux documents, le chef d’antenne Hadi Hassin s’est senti complètement seul lorsqu’il a dû naviguer dans le labyrinthe administratif engendré par ce crime.
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Tout commence par une lettre de la Sûreté du Québec (SQ) reçue l’été dernier et l’informant qu’il avait été ciblé par une telle fraude. Le journaliste de TVA Nouvelles comprend alors que les nombreux appels reçus depuis janvier par des agences de recouvrement ne sont finalement pas des appels frauduleux.
«Au début, tu n’y crois pas. Je ne dois rien à personne», raconte-t-il.
Pendant ce temps, les montants s’accumulent. On a d’abord acheté pour près de 4000$ de cellulaires chez Vidéotron à son nom. Puis, un prêt bancaire de 5000$ a été contracté dans une institution bancaire. Des demandes de financement auraient aussi été déposées ailleurs, mais refusées.
M. Hassin multiplie les vérifications auprès d’Equifax et de TransUnion et communique avec la SQ et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), avec les entreprises flouées et avec les agences de recouvrement. Rien n’est centralisé.
Les enquêteurs ne peuvent lui en dire trop afin de ne pas nuire au dossier. Les agences, elles, veulent leur argent.




