
«Contrôles financiers insuffisants», «justification partielle des dépenses», «cadre de gouvernance incomplet»: rapport dévastateur de la vérificatrice générale de Montréal sur l’OCPM
Le Journal de Montréal
Dans un rapport dévastateur, la vérificatrice générale de la métropole confirme une gestion déficiente de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sous les deux dernières présidentes, Isabelle Beaulieu et Dominique Ollivier.
« Contrôles financiers insuffisants », « justification partielle des dépenses », « absence de vision », « cadre de gouvernance incomplet », note Andrée Cossette dans son rapport annuel 2023, dont une section importante est consacrée à cet organisme.
« L’OCPM n’a pas démontré avoir appliqué des contrôles rigoureux de ses dépenses pour assurer un usage économique et efficient des fonds publics depuis minimalement 2014 », indique-t-elle.
La vérificatrice générale blâme aussi la Ville de Montréal qui n’a pas suffisamment surveillé comment l’OCPM dépensait l’argent des contribuables montréalais.
« La gouvernance de l’OCPM, sans cadre de gestion rigoureux ni mécanisme de surveillance externe efficace, reposait sur sa présidence. Ceci a notamment amené à des dépenses dont la nécessité et la pertinence n’ont pu être démontrées », indique Mme Cossette.
« L’application de la politique de la Ville en matière de dépenses des 2 dernières présidentes est confuse », lit-on.
L’automne dernier, notre Bureau d’enquête avait révélé les dépenses de voyage et de repas importantes faites par l’organisme au cours des dernières années.
La vérificatrice a mené son audit dans la foulée de nos révélations qui ont mené aux congédiements de l’ancienne présidente Isabelle Beaulieu et du secrétaire général Guy Grenier.

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