
Un mégaprojet minier sème la controverse à Schefferville
TVA Nouvelles
Des prospecteurs souhaitent extraire des métaux extrêmement rares entre Schefferville et Kuujjuaq, mais se heurtent à une vive opposition de la part des Innus.
« Nous craignons que l’exploitation minière nuise au troupeau de caribou de la rivière George qui est en fort déclin », lance Pako Vachon, chef de Matimekush-Lac-John, la communauté innue de Schefferville. La harde qui comptait 800 000 têtes dans les années 1990 a diminué à 8000 cervidés au dernier recensement.
Depuis quelques mois, Métaux Torngat mène des travaux de prospection à 250 km au nord de Schefferville, à la frontière du Labrador, dans le but d’exploiter des minéraux critiques qui intéressent des industries aux quatre coins du monde.
« C’est un des projets les plus importants de l’histoire du Canada et on en est très fiers », assure Yves Leduc, président-directeur général de l’entreprise montréalaise.
Il défend bec et ongles ce projet qui permettra aux Canadiens de viser l’autosuffisance dans le secteur stratégique des terres rares lourdes.
La Chine est le seul autre pays où on exploite actuellement les deux principaux métaux dans la mire de l’entreprise, le dysprosium et le terbium (voir encadré). Le gisement est connu depuis 1979, mais a fait l’objet récemment d’une prospection intensive soutenue par des investissements de 165 M$.
Métaux Torngat a installé un mini-village à la frontière du Labrador afin de mener des travaux de prospection qui détermineront le potentiel du site. Le marché mondial de ces métaux est évalué à plus de 10 G$, selon M. Leduc.













