
Le Tribunal administratif du travail ordonne le maintien de services dans un CPE du Saguenay-Lac-St-Jean
TVA Nouvelles
Le Tribunal administratif du travail (TAT) ordonne le maintien de services assurant le bien-être de la population au Centre de la petite enfance (CPE) Le Jardin de Robi dans une décision unanime rendue en fin d’après-midi, vendredi.
• À lire aussi : Loi 14: Un CPE de Roberval au coeur de la première contestation
• À lire aussi : Décret en vertu de la Loi 14: le conflit au CPE Le Jardin de Robi porté devant le Tribunal
Il s’agit de la première application de la nouvelle loi du ministre Jean Boulet sur les services pour assurer le bien-être de la population, en cas de grève ou de lock-out.
Le CPE est en grève depuis le 22 octobre 2025, soit un mois avant l’entrée en vigueur de la Loi 14, qui encadre les services minimaux à maintenir pour le bien-être de la population.
Cette décision touche directement 84 enfants et leurs familles.
Dans la décision, le Tribunal précise que « la privation d’un service de garde éducatif sur une si longue période a un impact disproportionné sur la sécurité sociale des enfants, en particulier ceux qui présentent une vulnérabilité particulière. »
Le Tribunal soutient également que « la grève produit également un effet disproportionné sur la sécurité socioéconomique des parents, notamment parce qu’ils voient leur capacité à travailler compromise, en particulier les femmes, et qu’ils sont à court de mesures alternatives. Ces effets sont de nature à affecter d’une manière encore plus démesurée les parents vulnérables. »
« Cette grève a créé le chaos [...] On est au bout du rouleau et nous n’avons plus de solution », témoignait Audrey Lemieux-Demers, maman d’une fillette qui fréquente le CPE à TVA Nouvelles en février dernier.













